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Salut à tous!

Dimanche soir dernier, Canal + nous proposait un nouveau projet comme on les aime: résumer les 20 ans de son émission culte, du programme qui berce les amoureux de sport (et surtout de football) depuis 20 ans: l’Equipe du dimanche. Si ce genre d’événements provoque toujours chez moi une certaine excitation, j’ai aussi appris à juger sur pièce. Prenons l’exemple de l’incroyable Multiplex des finales de la Coupe du Monde de football, diffusé il y a quelques mois. Sur le papier, idée géniale, brillante. Sur le « terrrain », le résultat était un peu décevant. Focalisation extrême sur les deux finales jouées par la France (1998 et 2006), alors que j’attendais de voir davantage de gros plans sur les finales moins connues par les plus jeunes(1966 et 1974 par exemple). Bien mais sans plus donc, même si les prestations de Jean-Charles/Karl-Heinz Sabatier et Darren Tulett en tenues d’époque valaient leur pesant d’or.

Alors ce docu sur l’EDD?

Rien à dire, une petite bombe. Nonobstant la médiocrité de Zidane-présentateur, ce docu est un petit bijou. Revoir le « 1er Pierre Sled » et surtout Thierry Gilardi, retrouver l’ambiance de nos dimanches enfantins où l’on éteignait discrètement la lumière dans le salon pour éviter que nos parents nous empêchent de visionner les buts espagnols (vers 23h40). Vibrer aux sons des « Batigoooool », « ohhh Il Fenomeno! », chanter avec Old Trafford « Ouah Cantona, ouah Cantona », se réveiller à cause des cris de Denis Balbir, en transe après les buts de Francesco Totti (insister sur la première syllabe, « Ttttoti »).

J’exagère? Peut-être mais vous oubliez un élément: à l’époque, Canal + représentait un peu un luxe. Suivre les matchs de foot en « clair » n’était pas donné à tout le monde (j’ai personnellement vu PSG-Real Madrid en crypté avec la radio derrière…). Alors quand on avait la chance d’entendre le petit générique formant le logo de Canal +, croyez-moi – et j’en appelle aux témoignages des plus anciens – on était tout simplement heureux.

Que nous apprend ce docu?

Une chose très importante: l’EDD n’a pas simplement fait découvrir le foot européen à « la France du foot », à nous les amoureux de ballon. Elle a également profondément influencé les futurs joueurs professionnels dans leur carrière, en dépit du choc qu’a pu provoquer la vision des cravates de Pierre Sled. On pourrait dire que l’EDD a contribué- dans une certaine mesure évidemment et sur le plan des mentalités uniquement – à l’accélération du mouvement de mondialisation du football des années 90 et 2000. Aidés sur le plan législatif par l’arrêt Bosman (décembre 1995), les meilleurs joueurs français d’abord, la « classe moyenne » ensuite, ont franchi les frontières en espérant conquérir le Calcio, la Liga, la Premier League ou la Bundesliga (et bien évidemment empocher beaucoup, beaucoup d’argent). Mais ces départs auraient été probablement moins nombreux sans l’aide presque psychologique de l’EDD. Regarder avec envie les performances des Cantona, Ginola, Papin, Lizarazu, Zidane, être assuré que la famille et les amis restés au pays continueront à vous suivre dans votre ascension – ou votre stagnation sur le banc…- tout cela a contribué à convaincre les joueurs français qu’ils pouvaient tenter l’aventure. En ce sens, l’Equipe du dimanche participe de l’histoire du football français de ces vingt dernières années. Thomas Thouroude sera-t-il à la hauteur de cette légende? Même si son ton est beaucoup plus léger que celui de ses prédécesseurs, j’y crois!

PS: j’apprends, ce matin, qu’un ouvrage a été publié il y a deux ans sur Thierry Gilardi, « Salut Thierry » par Alain Azhar. Je vous mets le lien vers le site Amazon.

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Bon ok, Materrazi a un peu changé physiquement depuis 2006…

Salut à toi cher lecteur!

Au programme ce matin, une petite vidéo trouvée sur le blog corner.

Tous ceux qui ont, au moins un jour de leur vie, gâché leur dimanche devant un Strasbourg-PSG, renoncé aux plaisirs des nuits parisiennes pour subir un OM-Nice, préféré se disputer avec leurs copines plutôt que de renoncer à un Lyon-Rennes, eh bien à tous ceux-là je veux dire que vous méritez une petite dose de consolation…

 

Et en bonus, la vraie pub « José 10 + Adidas »

Pour bien commencer la journée, une vidéo sympathique (trouvée sur le blog Corner hébérgé par Lemonde.fr)

Pendant un mois, on l’avait oubliée, trop occupé à maudire nos Bleus arrogants et à louer une Roja enfin victorieuse. Mais l’affaire Zahia is back. Sont attendues à coup sûr  dans les kiosques ces prochains jours les photos osées de la blonde la plus « hipe » de l’été, des « REVELATIONS » (oua…) sur ces nuits parisiennes au Zaman Café et tant d’autres d’histoires croustillantes. Voici, Public et VSD peuvent les remercier…

William Shakespeare l’avait joliment écrit dans « Venus et Adonis », « l’amour, c’est le soleil après la pluie, et la luxure, c’est l’orage après le soleil ». Pour Ribéry et Benzema, ça va clairement péter. Ecartons de notre propos l’aspect matrimonial de cette affaire et concentrons nous plutôt sur ses conséquences sportives. La presse relayait ces derniers jours l’idée que Laurent Blanc pourrait se priver des 23 Bleus d’Afrique du Sud pour son premier match contre la Norvège le 11 août prochain. Cette punition collective permettrait au sélectionneur de faire du symbolique en exprimant clairement que les Bleus, en tant qu’équipe, en tant qu’unité – sur le plan théorique et symbolique tout du moins – sont allés trop loin. Cela n’empêcherait pas néanmoins d’administrer dans un second temps des sanctions « personnalisées » pour quelques uns des meneurs de la fronde.

Les mises en examen de Franck Ribéry et de Karim Benzema sont à cet égard très importantes et assez différentes. « Kaiser Franck » poursuit son chemin de croix, après une saison 2009-2010 très pénible. Blessé une partie de l’année, expulsé et éliminé en demi-finales de Ligue des Champions, mauvais et frondeur en équipe de France: Ribéry est clairement au fond du trou. Son image de mec sympa et sincère est anéantie et passe désormais pour n’être qu’une invention de publicitaires. La France, l’Europe entière commentent ses « voyages gourmands » offerts à Zahia, cadeau d’anniversaire original s’il en est (…), ses escapades au Zaman avec son beau-frère (également mis en examen).

On se demandait depuis quelques semaines comment Blanc allait traiter ce dossier complexe: allait-il se priver  d’un de ses joueurs les plus talenteux? Allait-il soumettre la morale à la compétitivité sportive et convoquer Ribéry pour le premier match de qualifications pour l’Euro 2012 en septembre? Avec cette mise en examen, l’appel au joueur du Bayern semble des plus improbables. Dès lors émerge l’idée que le Président va nous faire une « Aimé Cantona »: profiter d’un événement extraordinaire (agression d’un supporter de Crystal Palace en 1995 pour « Eric the King »/ Zahia + affaire du bus pour Ribéry) pour construire un nouveau groupe, moins fort mais totalement maîtrisé par un coach qui lui laissera le temps de grandir. Même si les situations sont à bien des égards différentes, il est fort à parier que Blanc s’appuiera autant sur Gourcuff que Jacquet ne l’avait fait il y a 15 ans sur Zidane. Le pari de Jacquet était certes beaucoup plus risqué (Zidane en début de carrière, Cantona au top 3 mondial, JPP encore dans les coeurs). En confiant les clés « techniques » à Gourcuff, Blanc enverrait un signal fort et romprait dans ce domaine également avec l’ère Domenech (un Domenech qui décida notamment, sous la pression conjuguée du duo Henry-Ribéry,  d’annoncer à Gourcuff le matin même du match décisif contre l’Irlande qu’il ne tirerait pas les coups de pied arrêtés comme prévu).

(Dédicace au maillot de Peter Schmeichel)

Pour Benzema, la mise en examen sonne différemment. Non retenu pour la Coupe du Monde, Benz’ avait dû se consoler en regardant les images désespérantes de ses anciens coéquipiers. D’aucuns en sont venus à considérer que Nasri et lui étaient les grands gagnants de ce naufrage. C’est désormais en s’appuyant sur eux que naîtra la prochaine sélection tricolore. Si le Gunner garde toutes ses chances, la donne risque d’être moins réjouissante pour Benzema. Après une saison très moyenne, rien ne dit que Mourinho lui fera confiance alors qu’Higuain, le principal concurrent à l’heure actuelle de l’ancien Lyonnais, s’est distingué en Afrique du Sud. Avec cette mise à examen, Benzema voit s’éloigner pendant quelques temps la porte de Clairefontaine alors qu’il avait l’opportunité d’en devenir l’un des nouveaux tauliers. Des attaquants comme Rémy (désormais dans un club fortement exposé), Ménez ou Gignac pourraient en profiter.

Zahia, « l’orage après le soleil »…

L’une des images les plus tristes du match France-Afrique du Sud restera probablement celle laissée par Thierry Henry. Lui, la seule vrai star de cette sélection, meilleur buteur français de l’histoire, devant des géants comme Platini ou Papin, terminant sa carrière internationale tel un vulgaire joueur moyen. Bien finir sa carrière n’est pas toujours tâche aisée. Beaucoup se sont cassés les dents en voulant faire abstraction de leur âge et de leur nouvelle condition physique. Par fierté, par volonté de prolonger jusqu’au bout cette vie de footballeur. Pensons aux Desailly, Thuram, Sagnol qui, après avoir été d’énormes champions, ont fait la compétition de trop (Euro 2004 et 2008). Souvent interviennent aussi des considérations plus « politiques »: ainsi Domenech décide de sélectionner ces deux derniers joueurs pour l’Euro 2008, en sachant pertinemment qu’ils ne seront pas compétitifs. La raison? Eviter de se mettre à dos des cadres de l’Equipe de France et solder une bonne fois pour toute le compte de cette génération dorée. Quelques rares autres ont réussi à mettre fin à leur carrière internationale à leur meilleur niveau: Michel Platini (qui participera certes à une partie de la phase qualificative à l’Euro 88), Zinédine Zidane, Frédéric Née (bon c’est vrai qu’en même temps il ne compte qu’une seule sélection….).

Thierry Henry part et s’achève avec lui le règne de la génération 98: désormais, l’équipe de France ne comptera plus en son sein de champion du monde, sinon au poste de sélectionneur. Au regard des événements ravageurs qui ont secoué le football français ces quinze derniers jours, on se demande quelle a pu être la place du futur-ex Barcelonais. On imagine assez mal que « Titi » ait pu soutenir les frondeurs ce week-end, que lui, le joueur expérimenté et plutôt intelligent, ait pu omettre d’évaluer les terribles conséquences de cette mutinerie. Il me semble en fait qu’Henry n’avait plus les moyens, le pouvoir de faire quelque chose. Il faut toujours l’avoir en tête, la légitimité d’un footballeur se gagne et se perd sur le terrain. Vous pouvez avoir un palmarès long comme celui de Deschamps, votre influence finira inéluctablement par suivre le chemin de votre déclin (d’ailleurs l’exemple de Deschamps, un peu contesté à l’Euro 2000, l’atteste assez bien).

En faisant de Thierry Henry le quatrième attaquant de cette équipe de France (derrière Anelka, Cissé et Gignac), Domenech s’est privé d’un joueur capable de remettre ses coéquipiers sur le droit chemin. Le choix de Ray D. était justifié sur le plan sportif, compte tenu des performances de l’ancien Gunner cette saison. Mais privé du capitanat et du terrain, Thierry Henry devenait du même coup privé d’une véritable autorité sur l’équipe.  Affaibli, il ne pouvait plus, lui qui a toujours soutenu le sélectionneur, s’opposer aux nouveaux patrons (Evra, Gallas, Ribéry). Triste destin…

A l’heure de la retraite, retenons simplement, nous pour qui la performance du jour n’est pas forcément tout ce qui compte lorsqu’on a affaire à un énorme champion, qu’Heny nous a fait rêver. Quelques cadeaux pour ceux qui l’ont oublié.

La journée n’a pas trop mal commencé, même si vous avez peu dormi, la faute au match de 20h30, suivi du sourire de Denis Koh Lanta Brogniart (TF1 a vraiment besoin de recruter de nouvelles têtes pour le foot…) et des blagues lourdes de Pierre Ménès. Et je ne parle même pas  des soirées Before et After (Foot) de RMC, la radio des journalistes qui créent de fausses polémiques et des gens qui appellent pour ne rien dire. Mais bon, au moins, ce sont des « spécialistes »…

Le problème avec la Coupe du monde, c’est qu’elle devient trop souvent la tribune choisie par des gens en mal d’audience publique pour exprimer leur avis sur le foot, avec la mine sérieuse des gens qui s’y connaissent. Objectif: démontrer qu’on est proche du peuple. Le foot au secours de la démocratie, c’est triste…

Cette année, c’est du très lourd. La Roselyne Bachelot, c’est déjà pas mal.

(cf. lien Le Petit journal de Yann Barthes)

Mais la meilleure toutes catégories restera Rama Yade. On a beaucoup palabré la semaine dernière sur la déclaration de la secrétaire d’Etat chargé des Sports, reprochant aux Bleus d’avoir des goûts de luxe quant à leur mode de logement en Af Sud (petit rappel: c’ets la Fédération qui régale, pas l’Etat. Nous payons par contre les frais d’hôtel de Rama…).

Rama. N°10

Mais j’ai mieux pour vous. Voici la dernière déclaration de Rama Yade, vendredi dernier, sur RTL. C’est proprement magnifique:

Je n’oublie jamais que l’équipe de France a souvent eu du mal à se qualifier, comme en 1998, comme en 2006, et vous savez comment ça c’est terminé. Dans un cas championne du monde, dans l’autre cas finaliste de la coupe du monde.

Ecouter le son sur ce lien (à partir de 0’58)

Là, je dis chapeau. Ce qui m’étonne, c’est qu’elle n’ait pas ajouté que l’équipe à Platoche avait déjà connu d’énormes difficultés pour décrocher son billet pour l’Euro 84 en France… En plus, Rama, on l’a gagné cet Euro!!!