Articles Tagués ‘Urban’

Il fait froid. L’un vient de s’enfiler un, puis deux beignets. L’autre confond le terrain de foot avec le prétoire, avant d’enfiler une tenue moulante que la pudeur devrait interdire. Le dernier a dormi 4 heures la nuit dernière et se demande ce qu’il fout, à jouer au jeune alors que ses genoux ont l’âge de Michel Sardou. Mais bon, on est tous là, ou presque. Comme hier dans la cour d’école.

1) L’équipe du coach
Guez (7): A tout seigneur, tout honneur. Impressionnant de courage et de détermination. Une énigme entoure le personnage: comment un gars qui dépasse pas les 1,75m peut recevoir 200 coups d’André (dos, chevilles) en tenant toujours debout? Comme dirait Mourinho, c’est avec ce genre de joueur qu’on peut partir à la guerre.

Laurent(5,5): deux mi-temps assez différentes, mais beaucoup de courage. Des efforts incessants pour ne jamais rien lâcher. Alors bien sur, son corps n’est pas des plus fiables. C est pas encore Thiago Motta mais le type vaut le détour. Et puis j’ai toujours eu un faible pour les gauchers (ex: Didier Domi)

Rubens (5): il est arrivé chez moi à 22h, a commencé à jouer à 22.30, a enlevé son écharpe dégueulasse 15 minutes plus tard, s est assoupi à 23h, est parti pisser à 23.15, a tenté 2 actions de classe mondiale entre 23.30 et 23.45. Ce type vient d’une autre planète…

Benjamin (5,5): toujours en costume à 22.20, c est déjà problématique. Venir sans basket, c est franchement flippant. Le cap’tain n’était donc pas dans un grand soir. Pas en réussite sur le plan offensif, il a été bien meilleur dans les cages. Au niveau mental, il reste un combattant.

Le coach (2+2): rdv à 22h, arrivée à 22.20, compos déséquilibrées: le coach a raté son match. Comme dirait Jean-Marc Généreux, « tu as danse un slow alors qu’on attendait un give ». Le Gérard Vives du foot à 5. Donc 2/20. Et 2 de plus pour son doublé final qui lui a permis de dire en rentrant: « on a gagné le match grâce à moi ». Le pauvre…

2) Équipe d’Andre

André (7,5): devant, derrière, Dédé était partout hier. Ses percées offensives ont sacrément perturbé la défense adverse. Encore un qui respecte pas le 3ème âge…

Steevo (6,5): techniquement, au-dessus du lot. Dribbles, déplacements, permutations, c’est un poison. Il ne lui reste pas qu’à cadrer ses frappes. Sous peine de finir comme un autre grand attaquant technique mais trop peu buteur, un certain Dugarry. Tu veux finir ta vie avec Pierre Menés?

Yves (5,5): sobre et efficace: Yvon a simplifié son jeu. Le fantôme de Sessegnon s’éloigne. Appelez désormais Chantome.ps: arrête de partir avec mon manteau stp…

Alex et Jerem (8) alias Forest Gump: bon ok, j’ai toujours un peu de mal à les distinguer sur le terrain. Mais bon ces deux-là sont des extraterrestres. Ils courent, courent, courent toujours, sans jamais s’arrêter. A gauche, à droite, devant, derrière. Et ils ont le culot de me dire avant le match: « on n’a pas joue depuis longtemps ». Faut arrêter de pipoter maintenant: votre père c est pas M. Complices, c est Lance Armstrong. Saloperies d’amphétamines…

Le football en salle, ou « futsal », commence à être considéré en France comme un élément important dans la formation des jeunes footballeurs. Une leçon donnée par le Brésil et l’Espagne, maîtres du football technique.

Futsal sur le toit d'une tour au Japon

Ce blog a d’abord été le « blog de l’urban du lundi », celui sur lequel on venait découvrir sa note (celle du dernier match ne va pas tarder à tomber…), avec un mélange d’excitation et de peur. Vous l’avez déjà probablement remarqué, se développe une véritable mode de l’urban, du foot en salle en France, et plus particulièrement en Ile-de-France. En témoigne la difficulté à trouver un créneau à une heure décente pour jouer avec ses potes ou ses collègues de bureau. Heureusement, nous, on connaît Yonni…

Un récent article du Monde.fr, signé par Benjamin Pruniaux, analyse les ressorts de cette tendance, à laquelle s’intéressent désormais les responsables du football professionnel.  On a vu cette saison émerger en Ligue 1 un joueur talentueux, Youssef El-Arabi (à Caen), dont les seuls exploits avaient été jusqu’ici recensés en futsal. Il semble que les ponts entre foot pro et futsal aillent plus loin à l’avenir. Laurent Blanc considère en effet que les centres de formation français privilégient trop la dimension athlétique, rejetant sur le bas côté des jeunes prodiges au physique un peu frêle. Pensons à Messi, Iniesta ou Xavi, mais aussi à un joueur comme Valbuena: formé aux Girondins de Bordeaux, il en avait été écarté au bout d’un an, en raison de sa petite taille (1,63 m). Ce n’est ensuite que grâce à ses performances en CFA 2 à Langon-Castets, puis à Libourne Saint-Seurin (en National) que « Petit Vélo » put rejoindre l’OM.

Dès son arrivée à la tête des Bleus, Blanc avait fait part de ce qu’il voyait comme un dysfonctionnement de la formation « à la française »: la primauté accordée à la dimension athlétique plutôt qu’au brio technique. Rien d’étonnant quand on se souvient du profil du « Président », ancien meneur de jeu transformé en libéro. Sa conviction est aussi simple que limpide: le football est d’abord un jeu de ballon avant d’être un sport de courses et de muscles. Sans bien évidemment négliger ce dernier aspect dans la préparation des joueurs, les qualités techniques et l’intelligence de jeu devraient être considérées comme des éléments déterminants dans la sélection des futures élites du foot. Bon plan pour « Lolo » donc.

L’un des aspects les plus intéressants de cet article porte sur le regard porté par les techniciens de la DTN sur le jeu espagnol. On sait que plusieurs joueurs brésiliens de grand calibre comme Robinho, Ronaldinho ou encore le parisien Néné ont fait leurs armes sur les terrains de futsal.

Mais le jeu proposé par le Barça puis l’Espagne depuis plusieurs années démontre que les Brésiliens ne sont plus les seuls à louer les qualités formatrices du futsal. Les combinaisons développées par Xavi, Messi, Iniesta et consorts ressemblent à s’y méprendre à celles entrevues souvent sur les (bons) terrains de futsal du monde entier. Echanges rapides à une touche, jeu en triangle, écartement du jeu puis centre en retrait: un soir, peut-être, Rubens méritera sérieusement le surnom de Xavi de Créteil…

 

SCORE: 13-11

Note du match: 6,5/10

Moyenne joueur: 6,1

Ambiance: 8/10 (grâce au retour de Yonni…)

« Diego d’or »: Giovanni et Steevo (7,5)

« Brandao de bronze »: Steve et Yves (4,5)

Presque...

NEW TEAM (version exceptionnelle)

André (6,5): le visage fatigué, les yeux rougis, « Dédé » a gardé les séquelles de ses soirées arrosées avec Brandao… Jouant avec retenue, un peu moins présent dans l’animation du jeu que de coutume, il a toutefois été une pièce majeure de son équipe. Mais petit conseil: arrête de parier sur Le Mans! Tu te fais du mal…

El Coach (4,5): une tête de 27 ans sur un corps de 80: le coach s’est parfois demandé hier s’il ne valait mieux pas arrêter sa carrière de joueur pour entamer celle de consultant à la Paul Le Guen. Son genou droit lourd comme du béton l’a mis en difficulté pour réaliser des gestes simples. Repose-toi vieux!

Mika (6,5): incisif, dans un rôle assez défensif. Devrait jouer un cran plus haut pour utiliser au mieux sa puissance de frappe.

John (5,5): désireux de rendre hommage à son idole, Barounaldo, « Johnny the Kid » a planté sa tente devant la cage adverse et passé son match à crier sa phrase culte « Allez les gars, le pressing! ». Bon, la prochaine fois, on lui dira que le pressing est d’abord la charge des attaquants…A toutefois prouvé qu’il pouvait frapper et marquer.

Giovanni (7,5): sérial buteur. Complètement décrédibilisé par son port d’un sac plastique. Gio, tu connais les Marcels?

 

MUPPET

Yves (7): non, je déconne! 4,5…A souffert dans sa chair pour ne pas avoir compris plus tôt que foot et rugby ne peuvent pas cohabiter. Portera le mois prochain du « 29 » chez The Kooples.

Alexandre (6,5): solide en défense, sa qualité de relance a représenté un réel atout. A reformé grâce au Coach, et après des mois d’attente, le trio familial des 2 be 3.

Enfin réunis

Jérémy (6): a cherché à combler les espaces entre sa défense et Steeve. Plus présent offensivement en 2nde période. Détient le record de la blessure mal soignée la plus longue de ce Five.

Stéphane (5,5): a rencontré des difficultés à se positionner par rapport à Steeve. Toujours combatif.
Steevo (7,5): très fort techniquement hier soir. Un peu trop facile sur la fin toutefois: qu’est ce qui t’es passé par la tête lorsque tu as tenté le « coup du crapeau » qu’on n’avait plus vu depuis juin 1998?

Salut à tous,

10-18: le coach aime bien cette collection de livres…Sur un terrain de foot, c’est un peu plus pénible.

Equipe 1 dit « New Team »

Jérémy Fitoussi (7): l’âme d’un guerrier. En dépit de sa blessure qui n’a cessé de se réveiller pendant le match, Jérmy a tenu la baraque et y a cru jusqu’au bout.

Manu (5): c’est encore les vacances donc Manu a pris un peu de liberté avec les consignes tactiques: on l’a aussi souvent vu former une paire inédite en attaque avec Giovanni. Pour tout dire, on e préfère quand même en défense…

Le Coach (4): pendant 1 heure, le Coach s’est fait penser à Bixente Lizarazu. Non, pas celui rayonnant qui arpentait le couloir gauche du Bayern, non celui qui a fini sa carrière à l’OM de manière assez pathétique… Bon, il me reste plus qu’à trouver un poste de consultant-télé. Je vais envoyer ma vidéo d’hier…

Vieux

Yves (6): torturé par Mickey & Co pendant 2 jours, Yvon a tenu le coup. Sentant bien que son équipe n’était pas dans le coup ce soir, il a essayé de couvrir au mieux les brèches.

Giovanni (7,5): opposé à un très bon gardien, Gio a encore fait beaucoup de mal à l’équipe adverse. Il a simplement encore quelque appréhension devant la passe « louchée de certains de ses partenaires…

 

Equipe 2 dit « Muppet »

Yaniv (7): une belle recrue de Dédé. Avoir un ami heureux de jouer pendant 2 heures dans les cages, ça n’a pas de prix…

André (7 + 1): jolie prestation de Dédé (7) + un point pour le nouveau coup du fils spirituel de Pape Diouf.

Kevin (6,5): actif sur le flanc droit de l’attaque, Kevin s’est bien entendu avec Steeve et Samuel. Encore un peu trop « facile » sur certaines actions en seconde période.

Samuel (7,5): la révélation du soir. Rapide, technique, collectif, il a été la pierre angulaire de son équipe. A gagné son billet pour le prochain match. Mais une question me taraude: Jérémy, vos beau-frères vous leur faites passer un test de foot avant de les présenter à vos soeurs?

Steeve (7): très percutant hier soir, Steevo a nettement pris le dessus hier sur la défense adverse. A annoncé hier soir être devenu le nouveau commercial Nike pour l’Equipe de France de football.

Bonjour à tous,

Ce blog n’est pas seulement la meilleure adresse pour comprendre les dessous du nouveau maillot de l’Equipe de France. C’est aussi le miroir des Urbanistes de Créteil. Le lieu vers lequel ils se tournent pour demander « Qui a été le plus fort ce soir? ». Ces joueurs pour qui tous les lundis, pendant 2 heures, qu’il neige ou que France 3 diffuse une spéciale « Je t’aime à l’italienne » (avec le grand, le très grand Frédéric François), il faut tout donner pour préserver sa place. Quitte à mentir un peu à sa femme…

L’ABSENT DU SOIR

« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ». Brandao est resté chez lui et l’OM se montre incapable de battre la modeste équipe de Monaco. Oui , Monaco 2010-2011, pas celui de Viktor Ikpeba, Sonny Anderson et Sylvain Legwinski. Non, le Monaco bâti par Lacombe et désormais entraîné par Banide, dont la seule « star » était (en tout cas, jusqu’à l’arrivée de l’excellent Mahamadou Diarra) le Coréen Park.
A l’Urban, c’est le même principe: jouer à 9 sur un terrain de 10, ça pose d’énormes problèmes. Je vous laisse trouver qui était notre Brandao…

LA STAR DU SOIR

Mais heureusement, Momo est arrivé et nous a sauvé d’une soirée très pénible. Au final, la New Team du Coach l’a emporté très largement sur la Muppet d’André sur le score fleuve de 25-16. Un écart qui ne s’est dessiné que dans les 30 dernières minutes.

LES NOTES

Avant de commencer, 2 choses:

1) Ne lisez pas que votre note! Et le commentaire, bordel!

2) Depuis lundi 00h05, Yves et John m’ont déjà harcelé à trois reprises pour m’inviter amicalement et « en toute objectivité » à leur mettre une note correspondante à leur prestation, qu’ils ont tous les deux jugées excellentes. Devant mon air interrogatif, ils ont précisé que « un 8, à la limite un 7,5 » serait tout à fait légitime. Quelqu’un peut-il faire quelque chose???

NEW TEAM

BENJAMIN (8): Thierry Omeyer. Un sacré gardien. Un sacré survêt’. Va nous manquer pendant quelques semaines. Ne nous oublie pas…

Bernard

LE COACH (6,5): bizarre ce match. A parfois semblé manqué de jus en défense pendant la première mi-temps. Beaucoup plus incisif sur la seconde. Et surtout deux buts qui attestent qu’il y a quelque chose en lui du PSG des années 1990…

Mon premier but…

…et mon second (n’essayez pas de me contredire; vous n’avez aucune preuve!)

YVES (6): une prestation intéressante du meilleur joueur de notre équipe (ca va, on peut plus rigoler?). Des interceptions importantes au milieu de terrain et un placement assez juste. A parfois manqué de vivacité d’exécution sur les phases offensives (d’où le 6).

STEPHANE (6,5): souvent sobre, Stéphane s’est beaucoup dépensé lundi soir et a fini sur les rotules. Commence à s’installer dans l’équipe. Néanmoins, il manque encore de conviction sur ses frappes. Jean-Michel Larqué aurait dit que la position de ton corps le prouvait…

GIOVANNI (9): impressionnant de réussite. Une dizaine de buts à lui tout seul. Si l’ASNL avait dans ses rangs un buteur de son rang, Pablo Correa serait tellement heureux!

MUPPET

ANDRE (7): 1 (négociation du ballon avec les mecs du bar) + 2 (négociation avec sa femme) + 1 (négociation avec Kevin pour venir) + 1 (présence physique en défense) + 2 (capacité de pénétration de la défense adverse)

MOMO (10): merci Momo!

KEVIN (6,5): par sa mobilité sur le front de l’attaque, il a offert systématiquement des solutions à son équipe.

JOHN (6,5): un feu follet. Il a beaucoup couru, beaucoup tenté, pas beaucoup marqué. M’a fait un peu pensé à Emmanuel Adebayor. Celui du FC Metz, pas celui du Real…

"J'ai tout appris de Cyril Pouget" E. Adebayor

STEEVE (7): 16 euros.

Salut à tous,

Il y a des après-midi comme ça où l’on est porté par des élans d’optimisme. Requinqués par la merveilleuse victoire française d’hier soir (quel match!), nos joueurs auront probablement envie de se dépasser ce soir, de tout donner, d’aller au-delà de leurs limites. Pour leur équipe, pour le jeu, pour la victoire…

Meilleur joueur du Mondial

NEW TEAM: Yves, Stéphane, Coach, Benjamin, Giovanni

MUPPET: André, John, Yonathan, Kevin, Steeve.
Ca donne envie, non?