Articles Tagués ‘Nike’

Bonjour à tous,

Ce blog n’est pas seulement la meilleure adresse pour comprendre les dessous du nouveau maillot de l’Equipe de France. C’est aussi le miroir des Urbanistes de Créteil. Le lieu vers lequel ils se tournent pour demander « Qui a été le plus fort ce soir? ». Ces joueurs pour qui tous les lundis, pendant 2 heures, qu’il neige ou que France 3 diffuse une spéciale « Je t’aime à l’italienne » (avec le grand, le très grand Frédéric François), il faut tout donner pour préserver sa place. Quitte à mentir un peu à sa femme…

L’ABSENT DU SOIR

« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ». Brandao est resté chez lui et l’OM se montre incapable de battre la modeste équipe de Monaco. Oui , Monaco 2010-2011, pas celui de Viktor Ikpeba, Sonny Anderson et Sylvain Legwinski. Non, le Monaco bâti par Lacombe et désormais entraîné par Banide, dont la seule « star » était (en tout cas, jusqu’à l’arrivée de l’excellent Mahamadou Diarra) le Coréen Park.
A l’Urban, c’est le même principe: jouer à 9 sur un terrain de 10, ça pose d’énormes problèmes. Je vous laisse trouver qui était notre Brandao…

LA STAR DU SOIR

Mais heureusement, Momo est arrivé et nous a sauvé d’une soirée très pénible. Au final, la New Team du Coach l’a emporté très largement sur la Muppet d’André sur le score fleuve de 25-16. Un écart qui ne s’est dessiné que dans les 30 dernières minutes.

LES NOTES

Avant de commencer, 2 choses:

1) Ne lisez pas que votre note! Et le commentaire, bordel!

2) Depuis lundi 00h05, Yves et John m’ont déjà harcelé à trois reprises pour m’inviter amicalement et « en toute objectivité » à leur mettre une note correspondante à leur prestation, qu’ils ont tous les deux jugées excellentes. Devant mon air interrogatif, ils ont précisé que « un 8, à la limite un 7,5 » serait tout à fait légitime. Quelqu’un peut-il faire quelque chose???

NEW TEAM

BENJAMIN (8): Thierry Omeyer. Un sacré gardien. Un sacré survêt’. Va nous manquer pendant quelques semaines. Ne nous oublie pas…

Bernard

LE COACH (6,5): bizarre ce match. A parfois semblé manqué de jus en défense pendant la première mi-temps. Beaucoup plus incisif sur la seconde. Et surtout deux buts qui attestent qu’il y a quelque chose en lui du PSG des années 1990…

Mon premier but…

…et mon second (n’essayez pas de me contredire; vous n’avez aucune preuve!)

YVES (6): une prestation intéressante du meilleur joueur de notre équipe (ca va, on peut plus rigoler?). Des interceptions importantes au milieu de terrain et un placement assez juste. A parfois manqué de vivacité d’exécution sur les phases offensives (d’où le 6).

STEPHANE (6,5): souvent sobre, Stéphane s’est beaucoup dépensé lundi soir et a fini sur les rotules. Commence à s’installer dans l’équipe. Néanmoins, il manque encore de conviction sur ses frappes. Jean-Michel Larqué aurait dit que la position de ton corps le prouvait…

GIOVANNI (9): impressionnant de réussite. Une dizaine de buts à lui tout seul. Si l’ASNL avait dans ses rangs un buteur de son rang, Pablo Correa serait tellement heureux!

MUPPET

ANDRE (7): 1 (négociation du ballon avec les mecs du bar) + 2 (négociation avec sa femme) + 1 (négociation avec Kevin pour venir) + 1 (présence physique en défense) + 2 (capacité de pénétration de la défense adverse)

MOMO (10): merci Momo!

KEVIN (6,5): par sa mobilité sur le front de l’attaque, il a offert systématiquement des solutions à son équipe.

JOHN (6,5): un feu follet. Il a beaucoup couru, beaucoup tenté, pas beaucoup marqué. M’a fait un peu pensé à Emmanuel Adebayor. Celui du FC Metz, pas celui du Real…

"J'ai tout appris de Cyril Pouget" E. Adebayor

STEEVE (7): 16 euros.

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Salut à toi cher lecteur!

Au programme ce matin, une petite vidéo trouvée sur le blog corner.

Tous ceux qui ont, au moins un jour de leur vie, gâché leur dimanche devant un Strasbourg-PSG, renoncé aux plaisirs des nuits parisiennes pour subir un OM-Nice, préféré se disputer avec leurs copines plutôt que de renoncer à un Lyon-Rennes, eh bien à tous ceux-là je veux dire que vous méritez une petite dose de consolation…

 

Et en bonus, la vraie pub « José 10 + Adidas »

Le Mondial est aussi l’occasion pour les entreprises de mettre en avant leurs produits… et de réaliser des pubs plus ou moins mémorables. Mon top 5 des meilleurs pubs de la Coupe du Monde 2010:

1. Nike. What else?

2. Pepsi. Henry, Messi, Kaka et Cie portent des tenues incroyables!

3. Adidas. Très Heroes

4. Coca-Cola. Mon chouchou

5. Budweiser. Prix de l’innovation

Et en bonus, une compilation des plus belles pubs Nike. Revoir Ian Wright me fait chaud au coeur…

Et pour ceux qui sont en manque:

Au tour, ce matin, de parler des « attaquants ». Avant le traditionnel examen particulier de nos « attaquants » (post de demain), quelques mots en guise de préambule sur le poste en tant que tel.

Il faut toujours être très prudent quand on parle des attaquants. Comme « Mémé » Jacquet, « j’ai un immense respect pour les attaquants » (pour l’avoir été dans ma jeunesse et être incapable de le demeurer aujourd’hui…).

Etre un attaquant, c’est accepter d’être « sous les feux de la rampe ». Un rapide détour par le site Expressio nous apprend que cette expression a pour origine les chandelles posées dans l’avant-scène des théâtres des XVII et XVIIIe siècle pour mieux éclairer les visages et les corps des personnages. A partir du XXe siècle, cette expression prend un sens plus général pour désigner les personnes qui passent dans la « lumière de l’actualité, en général pour une courte période. Un attaquant, un buteur (qui est l’incarnation la plus forte de la figure de l’attaquant), cherche la lumière, le coup d’éclat, ou tout du moins l’action décisive. Et il a conscience que sa gloire est temporaire, qu’il lui suffit d’être « muet » trois matchs consécutifs pour être fortement critiqué. Plus que tout autre joueur, l’attaquant a conscience que son sort tient à un fil, un poteau rentrant ou sortant par exemple…

Quoi qu’on en dise, un match se gagne en marquant. C’est tout  bête, mais c’est tout de même vrai. Un « 9 » pense toujours que l’issue du match dépend en bonne partie de lui. En réalité, ce n’est pas tout à fait exact. Mais c’est ce que tout le monde retiendra. La dernière campagne de pub de Nike « Write the Future », extraordinaire, souligne bien cela. Ce spot, réalisé par Alejandro Gonzalez (à qui l’on doit les films « 21 grammes » et « Babel »), est basé sur l’idée que marquer ou rater un but peut changer votre vie. Evidemment, pas si votre carrière se résume aux Urban Foot du lundi soir…La « mort », symbolique, ou la vie…

Un récent bouquin rappelle justement comment Robert Rensenbrink, le fabuleux ailier gauche hollandais des années 70, est passé à quelques mètres de la gloire en finale de la Coupe du Monde 1978. En frappant le poteau dans les arrêts de jeu de la finale Hollande-Argentine, il rate l’occasion de mettre un terme à ce match et de devenir le héros de tout un peuple, lui l’homme qui a vécu dans l’ombre de Johan Cruijff (absent de ce Mundial argentin pour contester la dictature du général Videla). Ce but aurait changé sa vie …et lui aurait permis de gagner la Coupe du Monde et le Onze d’or….

Est-ce qu'à l'époque il y a avait déjà les petites vignettes de joueurs?

(cf. vidéo, à partir de 2’55)

Cela me pousse à mesurer les avis trop péremptoires sur l’attaque des Bleus. Certes, elle ne connaît pas la forme de sa vie. En tout cas, sur les derniers matchs. Dans leur club, la saison n’a pas été facile pour tous. Henry? Il a seulement joué 21 matchs cette saison en Liga et n’a marqué que 4 malheureux buts. Gignac? Après une brillante saison l’an dernier, il a connu une année très difficile. Anelka? Il n’est pas pour rien dans le sacre de Chelsea. Cissé? Il a encore prouvé qu’il avait un mental de champion et un vrai talent de buteur.

Mais les chiffres et la réalité d’une saison ne disent pas tout, et ne présagent pas forcément de ce qui se passera au Mondial. Petit rappel historique classique: en 1998, les deux « renards des surfaces » français, Stépahen Guivarch et David Trezeguet, ont inscrit, respectivement avec Auxerre et Monaco, 21 et 18 buts (1e et 2e meilleur buteur de Division 1 (ancêtre de L1). En coupe du monde: 1 but à eux deux… en 2002, l’EDF comptait dans ses rangs le meilleur buteur de France (Cissé), d’Angleterre (Henry) et d’Italie (Trezeguet). Résultat de ce trio de feu? Aucun but marqué en phase finale et une élimination honteuse au premier tour.

Conclusion: avant de sortir les fusils, attendons un peu. La vérité d’un jour n’est pas toujours celle du lendemain. Rappelons-nous de Paolo Rossi. Absent des terrains pendant deux ans à la suite d’une suspension (il s’était rendu coupable du trucage du résultat d’un match), il est convoqué à la surprise générale par le sélectionneur italien Enzo Bearzot. Il finira meilleur buteur de la compétition (6 buts), l’Italie sera championne du monde. Et en bonus le Ballon d’Or 1982. Rien ne dit que les malheureux de cette saison pleureront pendant ce Mondial africain. Un buteur ne meurt jamais…