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Salut à toi ami lecteur!

Depuis lundi 00h02, tu attends fébrilement de connaître ta note, celle de ton mari, de ton fiancé, de ton vieil ami. Tu espères secrètement qu’il ne s’est pas encore ridiculisé sur l’herbe synthétique, qu’il n’a pas trop mal vieilli, qu’il ne s’est pas – littéralement – essouflé. Oh, cher lecteur, j’ai une bonne nouvelle pour toi: la vie est une fête. Il arrive parfois des petits miracles, courts, brefs, inattendus, où certains se révèlent alors que personne n’y croyait plus. Peut-être inspirés par Hannouka (ou les Pères Noël devant Shopi et Carrefour Market), les 10 joueurs invités à cet Urban n°6 ont montré que tout était encore possible.

(Vous avez remarqué que cette fille était à Yabné??? Triste destin…)

Oui, la vie est en fête, j’en veux pour preuve ces quatre événements magnifiques, proprement miraculeux:

1) Barouh a retrouvé son pied (droit)

2) Jérémy Fitoussi a joué sur une jambe pendant plus d’une heure

3)Barouh a retrouvé son pied (c’est tellement énorme que je répète)

4) Yves n’a fait que 18 « Sessegnonites », sorte de dribble-talonade pour soi-même sur le côté gauche.

Mais toutes les fêtes ont une fin, à l’image des films de Noël et des vacances qui finissent, un jour ou l’autre, par s’achever. Certains miracles n’arriveront même jamais: ainsi André croira toute sa vie qu’il mérite systématiquement la note de 8/10. Réveille-toi Dédé, réveille-toi!

Equipe 1: Benjamin (cap.), coach, André, Yves, Mika.

Equipe 2: Jérémy F., Manu (cap.), Alexandre F, Steeve B., Barouh (j’attribue le brassard à Manu pour ses progrès…)

LES NOTES

Nota bene: à partir de cette semaine, j’attribuerai des notes plus conformes avec la réalité, en suivant la méthode à la fois de « L’Equipe » et de « So Foot ». Mélange de rigueur objective et de totale subjectivité. En résumé, oubliez les 9 et les 10!

BENJAMIN (10): So Foot a frappé! Notre capitaine a assuré sa note avant même le début du match. Malin… Sur le terrain, il s’est beaucoup démené: pressing haut, harcèlement des défenseurs, recul pour venir soulager la défense. En outre, il n’est pas pour rien dans les progrès « psychologiques » de son équipe, en termes de combativité notamment. Un seul bémol: il doit se montrer encore plus efficace devant le but. Bilan: 7/10.
YVES (5,5+1): après trois semaines d’absence, Yvon avait à coeur de démontrer qu’il avait encore toute sa place. Tartare de saumon le vendredi, fois gras samedi midi et samedi soir, billets verts glissés dans le sac: clairement, il avait très envie de revenir… Plus sobre dans son jeu, cherchant moins l’impossible (dribble, débordement, dribble, chute…), notre Stéphane Sessegnon version hiver 2010 a commencé à inverser la tendance négative de ces dernières semaines. Bon, le coach espère quand même réussir à le convaincre d’arrêter définitivement ses « Sessegnonites »…Et pour le bonus, c’est parce qu’il me met « Chante France » dans la voiture.

MIKA (8): le meilleur homme sur le terrain. Vif, incisif, inspiré, il a constitué une recrue de choix pour l’équipe du coach. En défense, au milieu, en attaque, il a arpenté l’ensemble de la surface du terrain en apportant son soutien au coach en défense et en perçant l’arrière-garde adverse par ses incursions dévastatrices. Il doit toutefois se montrer moins individualiste sur certaines actions et chercher la simplicité.

LE COACH (8): une nouvelle fois, je ne me note pas. Après Giovanni, ce sont André et Benjamin qui m’ont accordé ce joli chiffre. Au vu de ma prestation, j’aurais simplement mis un 7/10, mais bon on va pas chipoter pour un point, surtout supérieur…Après un début de match difficile (mauvaises passes, difficultés de placements entre Steeve et Barouh), on a retrouvé le « coach Blanc » de ces dernières semaines. Avec toujours les mêmes armes: sens de l’anticipation, bonne couverture des espaces, esprit de combativité (ça, c’est grâce à mon capitaine!).

ANDRE (7): je suis obligé de noter André après moi; je sais qu’il adore se comparer à moi ! Donc 7 (et moi 8 Dédé, 8/10!). Bon match pour le capitaine traditionnel de l’équipe 2. De l’engagement, un apport intéressant au jeu de son équipe. Encore un peu trop « perso » et « piplette », mais bon tu vas progresser Dédé…lol

 

BAROUH (5,5): la surprise du chef. Après deux mois passés en troisième division slovaque (essai non concluant), Benjamin était de retour à l’Urban.

Présentation devant la presse. Pas eu le temps de faire un maillot à son nom...Quoi, Benjamin, "c'est parce que sa présence est provisoire"...C'est moche ce que tu dis!

Placé principalement sur le flanc gauche de l’attaque, Barouh a réussi un match sérieux. Très mobile, sentant bien les coups, il a servi de point de fixation à son équipe et a quelque peu déstabilisé la défense adverse. La seconde partie du match a été beaucoup plus difficile: manque de ballons, manque de puissance. Mais il entre toutefois officiellement dans le « top 15 » des  Urbanistes de Créteil. Bienvenue!

INFO: On n'avait plus vu Barouh écarter les bras (et par conséquent marquer un but) depuis avril 1998. 12 ans déjà...

JEREMY F. (6): un match difficile. Blessé une bonne partie du match (claquage?), Jérémy a courageusement tenu sa cage, en faisant avorter un nombre non négligeable d’offensives adverses. Sa mobilité et ses qualités techniques dans le champ auront néanmoins manqué à son équipe, qui a en outre souffert physiquement en ne tournant pas.

MANU (5,5): Capitaine d’un soir de l’équipe 2, Manu a de nouveau proposé une prestations sérieuse et concentrée. Placé en défense, il a évité le geste de trop dans chacune de ses interventions. A ce rythme, il va bien tôt gagner son statut d' »indiscutable »…

ALEXANDRE (7): calme et sobre, Alexandre a bien tenu sa place en défense. Après la blessure de Jérémy, son partenaire préférentiel, il a cherché à combler les espaces et à diriger son équipe, en n’hésitant pas à élever sa voix si nécessaire. Il a même parfois suivi les attaques de son équipe pour apporter le surnombre.

STEEVE (7): talentueux, rapide, il a été surveillé comme l’huile sur le feu par ses adversaires défensifs. Steeve est toutefois parvenu plusieurs buts importants et a représenté une menace constante. Après une bonne première mi-temps, il a souffert davantage dans la seconde, buttant régulièrement sur Mika, Coach et consorts. Comme lors des éditions précédentes, « Steevo » a eu parfois trop tendance à  chercher la solution individuelle pour percer le bloc adverse. Son duo avec Barouh n’a pas semblé des plus complémentaires, l’un cherchant le zig quand l’autre attendait le zag (dixit J-M Larqué). Il serait peut-être plus efficace seul en pointe avec deux personnes « en piston » derrière lui.

CONCLU: espoirs, déceptions, miracles, découvertes, solidarités, amitiés: on vit des choses assez belles à l’Urban…

C’est le programme le plus sympathique de cette Coupe du Monde. Thomas Ngijol et Darren Tulett reviennent sur les grands moments qui ont ponctué l’histoire du football français. Vous avez déjà eu l’occasion de voir la semaine dernière sur le blog le « dossier Ginola ». Aujourd’hui, retour sur Steve Savidan, le JPP à une sélection…

Aujourd’hui, ses insultes proférées envers son coach font le tour du monde. Nicolas Anelka est un habitué. Non pas des insultes, mais des affaires, des scandales. Du PSG au PSG en passant par Arsenal et Madrid, retour sur la saga Anelka (peut-être une idée pour une prochaine émission de Stéphane Bern…)

Rétrospective de la carrière très mouvementée de Nicolas Anelka

Mabrouk!

Initiative très sympathique du blog Coupfranc. Conscient de la relative médiocrité des commentaires sportifs sur TF1, ce blog a eu l’audacieuse idée d’animer nos soirées de footeux, en créant le « Bingo Larqué ». Le principe est simple et bien connu de tous ceux qui ont eu la chance (ou la malchance) de faire des colos et des clubs vacances avec ses soirées mémorables…. A la place des numéros, les expressions favorites de notre Philippe Risoli du football: « le café-crème » (une valeur sûre), « Allez, comme elle vient! » ou encore « Vous Bixente au Bayern… ». Un régal!

La grille du Bingo Larqué vous attend ici….

Jean-Mimi au PSG

Un soir de novembre, en 1993, Parc des Princes. Dans son jardin, le Parisien David Ginola commet l’irréparable: il rate son centre, dans la dernière minute du temps réglementaire, et voit son équipe encaisser un but qui la privera du Mondial américain. « Criminel »! « L »exil! ». Le beau gosse est la cible de l’opinion publique et des médias. « Faites entrer l’accusé » revient sur cette affaire avec Thomas Ngijol et le principal protagoniste. Une bombe!

http://www.dailymotion.com/video/xdrknh_ils-se-foot-du-monde-david-ginola_fun#from=embed?start=11

Aimé, Pascal Praud et ses lunettes à triple foyer, Vincent Alix, ils sont déjà là…

Je vous renvoie vers un article assez bien foutu sur les « éditocrates » de la planète football: de Ménès à Riolo en passant par Dugarry (c’est moi qui l’ajoute…).

Ménes, Riollo, Dugarry, c’est par là…

Michaël Vendetta

Le spectacle d’hier nous a fait mal. Bien sûr, on n’attendait plus grand chose de cette équipe qui aura sombré corps et âme dans cette Coupe du Monde, naufrage inégalé  dans l’histoire des grandes nations de football (Brésil, Allemagne, Argentine, Italie, etc.). La composition d’équipe avait réussi à éveiller en nous quelques espoirs d’un sursaut venu des tripes, espoirs que l’on savait en même temps vains. Avec Squilacci, Diarra, Cissé, Gignac dans le 11, on ne tenait pas une brochette de Brésiliens à l’horizon, plutôt des joueurs connus pour leur mental solide et leur abnégation sur un terrain. Et au regard de la véritable dépression qui a frappé la maison bleue ces derniers jours, un tel choix ne semblait pas illogique.

Cela n’a pas suffi. Les Bleus ont encore perdu, à la suite d’une performance anémique, sans souffle, sans jambes, sans rien… Les 25 minutes qui ont séparé le premier but sud-africain (Khumalo, 20′) de la mi-temps ont semblé durer des heures pour les Bleus. 1-0, expulsion de Gourcuff (25′), 2e but sud-africain (Mphela, 37e), sauvetage de Lloris (41′): l’équipe de France s’est noyée, dans des eaux si profondes qu’on pensa que la France quitterait la Coupe du monde 2010 sur une terrible humiliation. Depuis notre écran, on a vu ces joueurs complètement paralysés par l’incroyable scénario dont, après avoir été les acteurs, ils  devenaient les victimes impuissantes. Le deuxième but caractérise bien ce qui a manqué hier pendant cette première mi-temps, terrible: le porteur du ballon a systématiquement devant lui deux mètres au moins avant de croiser un adversaire français. Tout le temps de lever la tête, d’éliminer, de centrer, de marquer. Pas de pressing, pas de marquage, pas d’impact physique. Les Bleus ont lâché prise hier devant les caméras du monde entier.

L’Equipe titrait ce matin sur « La fin d’un monde ». « La fin du siècle » aurait fait aussi un bon titre. La fin du siècle? Oui, celui qui se poursuivait depuis notre double victoire 1998-2000. La France du foot vit depuis cette date sur un nuage, celui de la supériorité de sa sélection. Champions du monde, nous avons été, champions du monde nous resterons, même sans gagner de titres… Et la finale de 2006? Oui justement la « finale » de 2006, pas le titre!!! 2002, 2004, 2008, 2010, quatre dates (Coupes du monde, Euros) qui nous appellent à l’humilité. En 2002, un nul, deux défaites: ONE POINT. Comme  à l’Eurovision… En 2004, la France est sortie en quarts par la Grèce, future championne d’Europe, mais qu’on peut difficilement considérer comme une grande équipe. 2008: un nul, deux défaites: ONE POINT. Comme toujours à l’Eurovision. 2010: ONE POINT. Conclusion: la France n’est plus une grande équipe.

Nous vivons précisément ce qu’a vécu la génération post-Platini. Deux fois demi-finaliste de la Coupe du Monde (1982 et 1986), championne d’Europe (1984), la France a eu beaucoup de mal à poursuivre son ascension, désormais délestée de « Platoche », « Gigi », « Luis » et consorts. Résultats? Pas qualifiés pour l’Euro 88 et la Coupe du Monde 1990, les Bleus sont sortis au premier tour de l’Euro 92. Avant que Kostadinov n’empêche Papin et Cantona de déboucher les bouteilles de champagnes qui les attendaient dans les vestiaires pour fêter une qualification pour la « Word Cup 94 » qui n’arrivera jamais. Il faudra tout le travail et la patience d’Aimé Jacquet et de son staff pour que les Bleus réapprennent à gagner.

France 82

Déjà Liza...

A Laurent Blanc maintenant d’analyser la déroute, d’en tirer les bonnes conclusions, de permettre aux talents de s’exprimer (à commencer par Yoann Gourcuff). Lourde tâche que d’être vu comme un Sauveur…