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Il ne fallait pas moins qu’un OM-PSG pour me sortir de ma torpeur et reprendre mon clavier de Coach. Indépendamment du score (3-0), pas franchement conforme à la réalité du match, un certain nombre d’éléments ont été particulièrement saisissants:

1) l’absence d’agressivité des Parisiens

On s’attendait à un énorme combat de chefs entre les deux paires Matuidi-Sissoko VS Mbia-Diarra, complétées par un second double duo pas plus tendre Sakho-Lugano » VS Diawara-N’koulou. Au final, les Parisiens ont été complètement dépassés par la « fureur de vaincre » des Marseillais. Kombouaré regrettait le manque de « grinta » de ces joueurs hier et reconnaissait que ceux-ci auraient pu s’inspirer de leurs adversaires, remontés comme des piles. Avec un joueur comme Lugano – un type qui se fait vouvoyer par ses partenaires de sélection! -, il aurait pu même parler de « garra charrua », ce style rugueux, agressif et combatif qui caractérise la Céleste. Un style s’avérant nécessaire face à l’équipe de Deschamps, dont on peut dire sans risque de se faire reprendre qu’il est au jeu physique ce que Wenger est au jeu léché.

Mais les joueurs d’AK n’ont pas tenu le choc hier. Des frères Ayew à Lucho (!!!), l’impact physique et l’agressivité étaient du côté olympien. Et la victoire par conséquent.

Pot-pourri de la presse du jour

2) Coup de barre

Pastore est fatigué, crevé, usé, épuisé, lassé. Il fait comprendre à son coach – chose absolument étonnante – qu’un petit tour par le banc ne lui déplairait pas (alors qu’on est habitué à voir des joueurs se plaindre d’être remplaçant et même d’être remplacés en cours de match. Cf. Gameiro hier soir). On a parfois l’impression que l’Argentin n’apprécie pas beaucoup qu’on ne prenne pas en compte qu’il est un artiste. Un artiste, pas un stakhanoviste de la chose footballistique.Et donc qu’il lui arrive d’avoir besoin de faire des pauses, pour retrouver l’inspiration. Parce qu’on a beau avoir du génie dans les doigts de pied, on ne peut rien faire à ce niveau sans une condition physique optimale.

Le souci, c’est que l’on n’entend pas tout à fait de cette manière du côté de QSI. A 42 millions, le retour sur investissement n’a pas de temps à perdre. Le message a été passé à Kombouaré de faire jouer rapidement « El Flaco » en début de saison. Résultat: 2 semaines et demi de préparation, un début de saison flamboyante et forcément désormais un gros coup de mou (que ses deux voyages récents en Amérique du Sud pour rejoindre la sélection ont renforcé).

Une stat’ résumait la situation hier: en première mi-temps, Sirigu a réussi davantage de passes (8) que Pastore (6). A trop vouloir afficher leur écrin pour séduire le Parc mais surtout les téléspectateurs italiens, quatariens, etc., les dirigeants parisiens prennent un risque.

"Je vais gerber"

 

3) Des duos qui ne font pas encore la paire

Un dernier mot sur cette équipe parisienne. Le mot « équipe » ne convient d’ailleurs pas très bien. Une équipe en quelques mots, ce sont des mecs devant qui sont prêts à toucher 15 ballons dans le match et à faire l’essuie-glace pour bloquer la relance adverse. Hier, avec Néné et Pastore, c’était portes ouvertes. Morel et Azpi, qui en avaient bien besoin, les en remercient. Une équipe, ce sont des lignes resserrées pour couper les transmissions. Faire bloc. Sur le terrain et en dehors. Au PSG, on en est encore loin.