Le week-end approche et le « temps de lecture disponible » augmente par la même occasion.A l’instar de mon ami Benji, qui se remémore parfois – avec l’auteur de ces lignes et des trémolos dans la gorge – les nuits enflammées de sa jeunesse footballistique (Ô Marcel Dib! Ôh Pascal Pierre!), vous êtes probablement nombreux à éprouver une forme de « footy blues » devant le football d’aujourd’hui, sans vraiment savoir si cela est dû à une baisse de qualité générale ou simplement à une forme de nostalgie classique, pas véritablement fondée.

Jérôme Latta, l’excellent rédacteur en chef du site satirique mais non moins pertinent « Les Cahiers du football » (comment ne pas tomber amoureux d’un site sur lequel on peut trouver un « Top des 10 des Julian Ross »???!!!), propose sur son blog une analyse brillante de cette question. Pour les lecteurs pressés, je résume la thèse: certes, « c’était mieux avant »…mais pas sur tous les plans. Si le football est beaucoup plus physique aujourd’hui qu’hier, on compte néanmoins nettement moins de brutes coupeurs de jambes sur les terrains en 2011. Ok, Pepe et de Jong ne sont pas des tendres, mais les « plans anti-Messi » sont nettement moins violents que ceux fomentés à l’époque de Pelé et de Cruyff.

Ce qui est le plus remarquable, note Latta, c’est la décroissance de l’intelligence et de l’analyse stratégique des joueurs au profit d’une focalisation sur les qualités athlétiques (physique, endurance, vitesse, habileté). Le prototype du joueur du XXIe siècle est à cet égard, sans conteste, Cristiano Ronaldo, monstrueusement puissant et rapide (33,6 km/h!!!).

On se prête aussi à se prêter, avec l’auteur, à une forme d’ « éloge de la lenteur » kunderienne, à regretter la victoire des athlètes sur le dos des artistes (c’est pourquoi Lucho conservera toujours mon affection…).

Autre aspect important, les matchs basculent désormais davantage sur les constructions tactiques ingénieuses des entraîneurs (cf. Mourinho) que sur la puissance analytique (la fameuse « vision du jeu ») des joueurs présents sur la pelouse (les joueurs type Platini sont moins nombreux).

De l'importance du "coup d'oeil"

Une lecture passionnante, à ne rater sous aucun prétexte.

Bon week-end!

On a déjà beaucoup écrit sur les nouveaux maillots Nike de l’Equipe de France, le « polo » bleu et le « Yean-Paul Gautier » (cf notamment ici). Aujourd’hui, je vous renvoie vers un excellent article paru il y a quelques semaines sur le site du Monde.fr. Son auteur, Pauline Gauquié, maître de conférence au Celsa, propose une analyse originale et intéressante du choix d’un maillot style marinière pour les rencontres à l’extérieur de l’EDF. Je résume la thèse: les rayures, associées historiquement au péché et aux exclus sociaux, expriment le péché – et par conséquent la volonté de rédemption – de cette nouvelle équipe de France, encore marquée par la faute de Knysna. Avec des références au Lévitique, à l’historien des couleurs Michel Pastureau ou encore à Coco Chanel, cette réflexion démontre une nouvelle fois que les vêtements ne sont pas simplement une histoire de mode…Vous pouvez lire cet article en cliquant ici. Bonne lecture!

Jean-Paul Gauthier par Karl Lagerfeld

Le football en salle, ou « futsal », commence à être considéré en France comme un élément important dans la formation des jeunes footballeurs. Une leçon donnée par le Brésil et l’Espagne, maîtres du football technique.

Futsal sur le toit d'une tour au Japon

Ce blog a d’abord été le « blog de l’urban du lundi », celui sur lequel on venait découvrir sa note (celle du dernier match ne va pas tarder à tomber…), avec un mélange d’excitation et de peur. Vous l’avez déjà probablement remarqué, se développe une véritable mode de l’urban, du foot en salle en France, et plus particulièrement en Ile-de-France. En témoigne la difficulté à trouver un créneau à une heure décente pour jouer avec ses potes ou ses collègues de bureau. Heureusement, nous, on connaît Yonni…

Un récent article du Monde.fr, signé par Benjamin Pruniaux, analyse les ressorts de cette tendance, à laquelle s’intéressent désormais les responsables du football professionnel.  On a vu cette saison émerger en Ligue 1 un joueur talentueux, Youssef El-Arabi (à Caen), dont les seuls exploits avaient été jusqu’ici recensés en futsal. Il semble que les ponts entre foot pro et futsal aillent plus loin à l’avenir. Laurent Blanc considère en effet que les centres de formation français privilégient trop la dimension athlétique, rejetant sur le bas côté des jeunes prodiges au physique un peu frêle. Pensons à Messi, Iniesta ou Xavi, mais aussi à un joueur comme Valbuena: formé aux Girondins de Bordeaux, il en avait été écarté au bout d’un an, en raison de sa petite taille (1,63 m). Ce n’est ensuite que grâce à ses performances en CFA 2 à Langon-Castets, puis à Libourne Saint-Seurin (en National) que « Petit Vélo » put rejoindre l’OM.

Dès son arrivée à la tête des Bleus, Blanc avait fait part de ce qu’il voyait comme un dysfonctionnement de la formation « à la française »: la primauté accordée à la dimension athlétique plutôt qu’au brio technique. Rien d’étonnant quand on se souvient du profil du « Président », ancien meneur de jeu transformé en libéro. Sa conviction est aussi simple que limpide: le football est d’abord un jeu de ballon avant d’être un sport de courses et de muscles. Sans bien évidemment négliger ce dernier aspect dans la préparation des joueurs, les qualités techniques et l’intelligence de jeu devraient être considérées comme des éléments déterminants dans la sélection des futures élites du foot. Bon plan pour « Lolo » donc.

L’un des aspects les plus intéressants de cet article porte sur le regard porté par les techniciens de la DTN sur le jeu espagnol. On sait que plusieurs joueurs brésiliens de grand calibre comme Robinho, Ronaldinho ou encore le parisien Néné ont fait leurs armes sur les terrains de futsal.

Mais le jeu proposé par le Barça puis l’Espagne depuis plusieurs années démontre que les Brésiliens ne sont plus les seuls à louer les qualités formatrices du futsal. Les combinaisons développées par Xavi, Messi, Iniesta et consorts ressemblent à s’y méprendre à celles entrevues souvent sur les (bons) terrains de futsal du monde entier. Echanges rapides à une touche, jeu en triangle, écartement du jeu puis centre en retrait: un soir, peut-être, Rubens méritera sérieusement le surnom de Xavi de Créteil…

 

Vous connaissez mon affection pour le magazine So Foot, truffé de journalistes aussi barrés que compétents. Parmi eux, le fameux « Mark the Ugly », génial beauf à la délicieuse collection de maillots. Avec sa langue redoutable, il taille; et ça frappe souvent juste. Ce matin, découvrez sa dernière vidéo sur le LOSC.

Note du match: 7/10

Ambiance: 9/10. Pris en photo de groupe, nous serons désormais affichés, à l’instar des équipes de légende, dans les couloirs des vestiaires. Juste le soir où John et Benjamin sont absents…Votre carrière aura vraiment été merdique!

NEW TEAM
Yaniv (8): le meilleur gardien, avec notre ami Benjamin, que notre Five ait connu. Des parades assez exceptionnelles, à la François Lemasson. Mais attention à ne pas passer trop de temps à commenter le match: tu vas finir comme Gaétan Huard…

Yves (6): encore quelques jolies percées sur le flan gauche. Agile comme Scaramouche, il a néanmoins repris ses mauvaises habitudes, mieux connues sous le nom de « Sessegnonites ». En défense, c’est chaud…

Le coach (6,5): après un mois chaotique (moyenne générale:4), le coach était de retour en défense. Face à deux adversaires difficiles à marquer, il a réalisé un match assez intéressant. Encore quelques erreurs à corriger avant de retrouver le sommet.

André (7): le Alou Diarra tunisien. Replacé par le coach devant le défense, son rôle consistait à gratter un maximum de ballons et à détruire les incursions adverses, tout en servant de rampe de lancement pour Giovanni. Mission réussie même si Dédé a encore une marge de progression dans ce rôle. A revoir.

Giovanni (7): toujours aussi utile, malgré un petit manque de réussite par rapport aux semaines précédentes.  Peut-être à cause de l’absence de son sac poubelle sur le dos. A moins que ça ne soit des suites de la délicate digestion d’un Mac Burger, entamé à 21h58. C’est pro ça, Giovanni? Tu veux ressembler à Gignac?

FITOUSSI & Co

Alexandre (6,5): quelques jolies gestes dans les cages qui lui ont valu une légère blessure.

Jérémy (7): avale des kilomètres, en défense, en attaque.

Stéphane (5): un peu en dedans lundi soir. Tellement plus brillant sur les pistes de danse, le samedi soir…

Steevo (7) et Yonni (7,5): les frères Derrick sont de retour. C’est beau la chirurgie esthétique!

SCORE: 13-11

Note du match: 6,5/10

Moyenne joueur: 6,1

Ambiance: 8/10 (grâce au retour de Yonni…)

« Diego d’or »: Giovanni et Steevo (7,5)

« Brandao de bronze »: Steve et Yves (4,5)

Presque...

NEW TEAM (version exceptionnelle)

André (6,5): le visage fatigué, les yeux rougis, « Dédé » a gardé les séquelles de ses soirées arrosées avec Brandao… Jouant avec retenue, un peu moins présent dans l’animation du jeu que de coutume, il a toutefois été une pièce majeure de son équipe. Mais petit conseil: arrête de parier sur Le Mans! Tu te fais du mal…

El Coach (4,5): une tête de 27 ans sur un corps de 80: le coach s’est parfois demandé hier s’il ne valait mieux pas arrêter sa carrière de joueur pour entamer celle de consultant à la Paul Le Guen. Son genou droit lourd comme du béton l’a mis en difficulté pour réaliser des gestes simples. Repose-toi vieux!

Mika (6,5): incisif, dans un rôle assez défensif. Devrait jouer un cran plus haut pour utiliser au mieux sa puissance de frappe.

John (5,5): désireux de rendre hommage à son idole, Barounaldo, « Johnny the Kid » a planté sa tente devant la cage adverse et passé son match à crier sa phrase culte « Allez les gars, le pressing! ». Bon, la prochaine fois, on lui dira que le pressing est d’abord la charge des attaquants…A toutefois prouvé qu’il pouvait frapper et marquer.

Giovanni (7,5): sérial buteur. Complètement décrédibilisé par son port d’un sac plastique. Gio, tu connais les Marcels?

 

MUPPET

Yves (7): non, je déconne! 4,5…A souffert dans sa chair pour ne pas avoir compris plus tôt que foot et rugby ne peuvent pas cohabiter. Portera le mois prochain du « 29 » chez The Kooples.

Alexandre (6,5): solide en défense, sa qualité de relance a représenté un réel atout. A reformé grâce au Coach, et après des mois d’attente, le trio familial des 2 be 3.

Enfin réunis

Jérémy (6): a cherché à combler les espaces entre sa défense et Steeve. Plus présent offensivement en 2nde période. Détient le record de la blessure mal soignée la plus longue de ce Five.

Stéphane (5,5): a rencontré des difficultés à se positionner par rapport à Steeve. Toujours combatif.
Steevo (7,5): très fort techniquement hier soir. Un peu trop facile sur la fin toutefois: qu’est ce qui t’es passé par la tête lorsque tu as tenté le « coup du crapeau » qu’on n’avait plus vu depuis juin 1998?