Le football en salle, ou « futsal », commence à être considéré en France comme un élément important dans la formation des jeunes footballeurs. Une leçon donnée par le Brésil et l’Espagne, maîtres du football technique.

Futsal sur le toit d'une tour au Japon

Ce blog a d’abord été le « blog de l’urban du lundi », celui sur lequel on venait découvrir sa note (celle du dernier match ne va pas tarder à tomber…), avec un mélange d’excitation et de peur. Vous l’avez déjà probablement remarqué, se développe une véritable mode de l’urban, du foot en salle en France, et plus particulièrement en Ile-de-France. En témoigne la difficulté à trouver un créneau à une heure décente pour jouer avec ses potes ou ses collègues de bureau. Heureusement, nous, on connaît Yonni…

Un récent article du Monde.fr, signé par Benjamin Pruniaux, analyse les ressorts de cette tendance, à laquelle s’intéressent désormais les responsables du football professionnel.  On a vu cette saison émerger en Ligue 1 un joueur talentueux, Youssef El-Arabi (à Caen), dont les seuls exploits avaient été jusqu’ici recensés en futsal. Il semble que les ponts entre foot pro et futsal aillent plus loin à l’avenir. Laurent Blanc considère en effet que les centres de formation français privilégient trop la dimension athlétique, rejetant sur le bas côté des jeunes prodiges au physique un peu frêle. Pensons à Messi, Iniesta ou Xavi, mais aussi à un joueur comme Valbuena: formé aux Girondins de Bordeaux, il en avait été écarté au bout d’un an, en raison de sa petite taille (1,63 m). Ce n’est ensuite que grâce à ses performances en CFA 2 à Langon-Castets, puis à Libourne Saint-Seurin (en National) que « Petit Vélo » put rejoindre l’OM.

Dès son arrivée à la tête des Bleus, Blanc avait fait part de ce qu’il voyait comme un dysfonctionnement de la formation « à la française »: la primauté accordée à la dimension athlétique plutôt qu’au brio technique. Rien d’étonnant quand on se souvient du profil du « Président », ancien meneur de jeu transformé en libéro. Sa conviction est aussi simple que limpide: le football est d’abord un jeu de ballon avant d’être un sport de courses et de muscles. Sans bien évidemment négliger ce dernier aspect dans la préparation des joueurs, les qualités techniques et l’intelligence de jeu devraient être considérées comme des éléments déterminants dans la sélection des futures élites du foot. Bon plan pour « Lolo » donc.

L’un des aspects les plus intéressants de cet article porte sur le regard porté par les techniciens de la DTN sur le jeu espagnol. On sait que plusieurs joueurs brésiliens de grand calibre comme Robinho, Ronaldinho ou encore le parisien Néné ont fait leurs armes sur les terrains de futsal.

Mais le jeu proposé par le Barça puis l’Espagne depuis plusieurs années démontre que les Brésiliens ne sont plus les seuls à louer les qualités formatrices du futsal. Les combinaisons développées par Xavi, Messi, Iniesta et consorts ressemblent à s’y méprendre à celles entrevues souvent sur les (bons) terrains de futsal du monde entier. Echanges rapides à une touche, jeu en triangle, écartement du jeu puis centre en retrait: un soir, peut-être, Rubens méritera sérieusement le surnom de Xavi de Créteil…

 

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