Archives de février, 2011

Le best-of de notre Urban…

Publié: février 23, 2011 dans Urban
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Salut à tous,

10-18: le coach aime bien cette collection de livres…Sur un terrain de foot, c’est un peu plus pénible.

Equipe 1 dit « New Team »

Jérémy Fitoussi (7): l’âme d’un guerrier. En dépit de sa blessure qui n’a cessé de se réveiller pendant le match, Jérmy a tenu la baraque et y a cru jusqu’au bout.

Manu (5): c’est encore les vacances donc Manu a pris un peu de liberté avec les consignes tactiques: on l’a aussi souvent vu former une paire inédite en attaque avec Giovanni. Pour tout dire, on e préfère quand même en défense…

Le Coach (4): pendant 1 heure, le Coach s’est fait penser à Bixente Lizarazu. Non, pas celui rayonnant qui arpentait le couloir gauche du Bayern, non celui qui a fini sa carrière à l’OM de manière assez pathétique… Bon, il me reste plus qu’à trouver un poste de consultant-télé. Je vais envoyer ma vidéo d’hier…

Vieux

Yves (6): torturé par Mickey & Co pendant 2 jours, Yvon a tenu le coup. Sentant bien que son équipe n’était pas dans le coup ce soir, il a essayé de couvrir au mieux les brèches.

Giovanni (7,5): opposé à un très bon gardien, Gio a encore fait beaucoup de mal à l’équipe adverse. Il a simplement encore quelque appréhension devant la passe « louchée de certains de ses partenaires…

 

Equipe 2 dit « Muppet »

Yaniv (7): une belle recrue de Dédé. Avoir un ami heureux de jouer pendant 2 heures dans les cages, ça n’a pas de prix…

André (7 + 1): jolie prestation de Dédé (7) + un point pour le nouveau coup du fils spirituel de Pape Diouf.

Kevin (6,5): actif sur le flanc droit de l’attaque, Kevin s’est bien entendu avec Steeve et Samuel. Encore un peu trop « facile » sur certaines actions en seconde période.

Samuel (7,5): la révélation du soir. Rapide, technique, collectif, il a été la pierre angulaire de son équipe. A gagné son billet pour le prochain match. Mais une question me taraude: Jérémy, vos beau-frères vous leur faites passer un test de foot avant de les présenter à vos soeurs?

Steeve (7): très percutant hier soir, Steevo a nettement pris le dessus hier sur la défense adverse. A annoncé hier soir être devenu le nouveau commercial Nike pour l’Equipe de France de football.

Good morning!

Bien sûr, tout lecteur du « Coach » qui se respecte passe ses samedis soirs devant « Jour de Foot » présenté par le (trop) gentil Messaoud Benterki. Rien d’extraordinaire, le présentateur tout de noir vêtu affichant un air plutôt sympathique, en dépit d’une certaine mollesse. Mais depuis hier, l’actualité footballistique du Saturday night se joue aussi ailleurs à la télé. Sur la Une. Avec « Danse avec les stars ». Et David Ginola évidemment. Pour son retour en France, l’ancien porte-drapeau du PSG (version Denisot) et de de l’Oreal a choisi la danse et Sandrine Quetier. Bizarre mais bon pourquoi pas…

Si George Weah savait ça...

Qu’en dire? Eh bien « Il Magnifico » est loin d’être génial sur la piste (la vidéo est ici). L’ancien joueur de Newcastle s’est un peu empâté et a semblé clairement « lourd » dans ses mouvements. Ses changements de rythme font moins la différence que jadis sur la pelouse de White Hart Lane (Tottenham), et question élégance, l’ancien beau gosse du Parc des Princes s’est fait volé la vedette par le présentateur Cerutti. Le temps qui passe me direz-vous… Mais il demeure un domaine où « David » est resté le même: la confiance en soi. Toujours un poil arrogant, vouant un culte à sa propre image, David s’aime et espérait que le public français, pour son retour, s’offre à lui en le plaçant en tête du podium. Résultat: Jean-Marie Bigard et Marthe Mercadier (82 ans au compteur) ont fini devant lui. Il n’a dû son salut qu’à un dernier défi contre le pauvre Dédé Manoukian, dans un style très « John Wayne », les jambes écartées.

David s’en relèvera la semaine prochaine. David n’est pas mort. David is Great!

Victoire

La Penta!!! 5 victoires!!! OK, le Brésil, lui,  parle de Penta pour ses 5 titres de champion du monde, alors que nous nous contentons, pour l’instant, de victoires obtenues en partie en amical. Mais en l’emportant 1-0 sur la Selecao mercredi soir, les Bleus poursuivent toutefois leur bonne dynamique avec cinq victoires consécutives, dont deux contre des upper selections. Ok, l’Angleterre jouait en novembre avec des jeunots (dont certains sont néanmoins achetés 40 millions d’euros, soit le même tarif que David Villa…) et le Brésil du Stade de France ressemblait davantage à une sélection de second rang qu’à la fantastique équipe qui avait écrasé les Pays-Bas lors de la première mi-temps du quart de finale de la dernière Coupe du Monde. Mais la culture de la gagne revient en EDF. Et c’est une bonne nouvelle. Pas la peine non plus de sortir votre tee-shirt Adidas made in 98, « La victoire est en nous »…

Les fils d’Aimé Jacquet

Il était intéressant de lire hier dans l’Equipe les deux interviews accordés par Laurent Blanc et Didier Deschamps. Les deux symboles de l’ère Jacquet. Dans leur bouche, revenaient les mêmes mots: la victoire est importante. Et DD sait de quoi il parle avec un OM qui peine à battre à domicile Arles-Avignon, assuré d’être relégué depuis le mois de septembre…C’est peut-être le plus important legs laissé par la sélection de 98: « la victoire est en nous ». Finie la prééminence du beau jeu sur la victoire. Si les Bleus de 82 parvenaient à mêler amour du beau jeu, du football spectacle, et soif de victoire, il est difficile de nier qu’ils vouaient un « culte » plus fort au premier qu’au second (je vous invite d’ailleurs à lire le très beau livre de Pierre-Louis Basse sur « le » match, France-Allemagne 82). Avec Jacquet, Deschamps, Blanc, Desailly and Co, la France a intégré ce culte de la victoire si chère aux Italiens (et qu’ont appris dans le Calcio ces mêmes jours français dans les années 90). Il m’arrive parfois de regretter la philosophie de jeu propre aux gars d’Hidalgo (heureusement il y a ESPN…), de regretter que la France ait abandonné sa « tradition » footballistique -enfin, tradition récente; en 66 et 78 c’était moins cool à voir -mais c’était peut-être le prix à payer pour une étoile. Peut-être aussi que Laurent Blanc est  le plus à même de redonner un peu de 82 dans 2014. On en est loin pour l’instant. L’essentiel, lorsqu’on est amené à bâtir une nouvelle équipe, en pratiquant une certaine de tabula rasa, est d’engager des victoires, même contre des petites équipes. Gagner pour se rassurer. Gagner pour travailler avec davantage de tranquillité. Gagner pour perfectionner les détails dans une ambiance apaisée. La manière viendra (peut-être) ensuite.

Un tombeur

La 1e mi-temps a clairement montré que cette équipe était encore très perfectible. Si la défense a rassuré, le milieu a souffert du pressing haut des Brésiliens, dont ils n’ont pu se défaire que lorsque la Selecao, réduite à 10, n’a joué qu’avec un attaquant (Pato), avec un Robinho replacé en milieu gauche. Les Bleus ont ainsi été incapables d’aligner trois passes consécutives pendant une bonne partie des 45 premières minutes, ce qui est hautement problématique quand on sait que Blanc souhaite voir ses équipes (à Bordeaux et avec l’EDF aujourd’hui) multiplier les passes courtes et écarter le jeu pour écarter les lignes adverses. L’incapacité à ressortir le ballon proprement, à remonter le terrain et créer du jeu, a pu inquiéter. Ce fut bien meilleur en seconde mi-temps, avec des latéraux un peu plus entreprenants (cf. infra), des redoublements de passe et des allers-retour gauche-droite dont l’objectif était d’étirer et d’épuiser l’équipe adverse, comptant un joueur de moins. Le plan de Blanc a donc parfaitement fonctionné.

Le choix du 4-2-3-1, que Blanc affectionnait lors des matchs de Ligue des Champions avec Bordeaux, sera probablement reconduit face à d’autres équipes du top 10 tenant bien la balle et dangereux offensivement. Ca n’avait pas été le cas contre l’Angleterre (4-3-3) mais on le reverra sûrement. Dans un tel système avec deux milieux défensifs, il serait probablement préférable d’avoir un des deux milieux partageant le profil de Pat’ Vieira, capable de perforer le premier rideau adverse et d’accompagner les offensives. A Rennes, M’Vila, très doué, joue avec un milieu à 3 et il est possible que Blanc tente, pour les prochains 4-2-3-1, d’associer Diarra (indétronable capitaine) à Diaby (sosie officielle de Vieira) ou Lassana Diarra, à condition que celui-ci retrouve une place de titulaire au Real ou (probablement) ailleurs.

DEFENSIVEMENT: LA SOIREE DE BAYROU

Sur le plan défensif, l’axe central a montré des choses très intéressantes alors que les deux flancs se sont montrés plus décevants. Mexes a clairement émergé comme le grand patron de la défense, avec autorité et classe. Celui que l’on annonce depuis ses 15 ans comme le futur Laurent Blanc est peut-être en train de saisir la perche que lui tend le destin. Facile techniquement, incisif dans ses interventions, il a fait forte impression (ce qui lui a même valu d’être élu « homme du match »). Il faudra certes le juger sur la durée, mais la paire Mexes-Rami semble déjà constituer l’une des premières réussites de l’ère Blanc.

Une belle paire

Concernant les latéraux, on reste encore sur notre faim. Sur le plan purement défensif, pas grand chose à dire mais que ce fût pauvre offensivement! Sagna a une qualité de centre proche de celle d’un moins de 13, et Abidal, bien meilleur sur ce plan, a pris peu de risques – peut-être une consigne du coach. En tous les cas, c’est un secteur à travailler tant la vision du jeu de Laurent Blanc fait appel à une grande activité sur les côtés (cf. Barcelone). N’est pas Dani Alves qui veut…

OFFENSIVEMENT: ET SI GOURCUFF JOUAIT PLUS BAS?

Au vu du match et des propres prestations en club, Nasri, absent mercredi, mérite d’être titulaire dans cette équipe. A la place de Gourcuff? A mon sens, ce n’est pas l’option vers laquelle se tournera Laurent Blanc. Très attaché à ses anciens joueurs bordelais, Blanc en a fait quasiment des incontournables dans cette nouvelle équipe de France: Diarra capitaine, et Gourcuff n°10 malgré des prestations décevantes à Lyon. Une des options possibles serait que Blanc installe Gourcuff un peu plus bas, comme le troisième joueur du milieu d’un 4-3-2-1. Aux côtés de Diarra et M’Vila ou Diaby. Il toucherait beaucoup plus de ballons, aurait le jeu face à lui, mais serait néanmoins moins proche de la zone décisive. On peut aussi imaginer que, dans la même configuration que mercredi, Gourcuff et Nasri puissent être associés avec un Gunner assumant davantage l’animation offensive. L’aspect mental n’est pas à négliger: Nasri est beaucoup plus fort mentalement que le Lyonnais et pourrait probablement assumer plus facilement le rôle de « leader ». En tout cas, Gourcuff, auteur d’un match assez satisfaisant, peut légitimement avoir confiance pour la suite de sa carrière chez les Bleus.

A deux, c'est mieux

Quant à Benzema, un beau match, un but décisif, malgré plusieurs occasions ratées. Le Madrilène revient, c’est clair, et s’installe comme le buteur de cette équipe. C’est un élément très important pour le sélectionneur. Un extraordinaire gardien, un axe défensif sûr, un buteur efficace: « Lolo le bâtisseur » poursuit son oeuvre.

Salut à tous!

C’est bon, ton maillot Brésil Nike 98 floqué « Ronaldo 9 » en caractères verts est déjà posé sur la télé, ta playlist « Samba » sur ton Ipod fête son jour de gloire aujourd’hui et tu as acheté l’Equipe tôt ce matin pour apprendre par coeur le nom des nouvelles « stars » de la Selecao sur lesquelles tu ne tariras pas d’éloge ce soir avec des potes, et ce avant même le début du match. Ce soir, tu as dit à ta femme ou à ta mère que c’était « the » match, « football champagne » VS « football samba ». Et donc qu’il serait bienvenue de vous laisser entre potes…

« SOUVENIRS, SOUVENIRS »

Le problème avec les amateurs professionnels de foot – et je m’inclus dans cette catégorie, chers lecteurs -, c’est qu’ils vivent souvent avec des souvenirs pleins la tête qui entravent la perception juste du réel. Parce que ce soir, ne rêvons pas, il n’y aura ni Zico, ni Zidane, ni Ronaldo sur la pelouse. A la limite, peut-être un petit Luis Fernandez dans les tribunes, mais en pantalon et chemise Lacoste…France-Brésil, pour les plus de 30 ans, c’est évidemment 86, Platini buteur mais Fernandez sauveur, la victoire du carré magique contre le « Football samba » du grand Télé Santana.

Le Pelé blanc mis en échec par "Jojo"

Pour la tranche d’âge inférieure, France-Brésil, c’est 1998, la 1e victoire française en Coupe du Monde, les (premiers) coups de boule de Zidane dans la tête de Taffarel, Thierry Roland en transe et Chirac et les Champs-Elysées en délire. Et pour les encore plus jeunes, France-Brésil, c’est 2006, peut-être la plus belle de toutes les confrontations, tant la France, Zidane surtout, aura été brésilienne ce soir-là. Un régal, un souvenir inoubliable.

(avec aux commentaires Thierry Gilardi)

 

LES STARS NE SONT PLUS BRESILIENNES NI FRANCAISES

Et ce soir alors? Sauf à comparer Laurent Koscielny (qui malgré toutes ses qualités n’est pro que depuis peu) à Thuram et André (non pas Dédé Krief, André la dernière recrue bordelaise) à Ronaldinho, on est très loin d’une opposition digne – en tout cas sur la papier – de celles offertes par les dernières rencontres. Comme le note justement Marc Hevez sur Sofoot.com, quasiment aucun des joueurs sélectionnés pour ce match amical ne représente une star actuelle du football mondial, à l’image de Zidane, Ronaldo ou Vieira d’hier, à l’exception de Hugo Lloris. Côté français Ribéry et Evra sont absents, Benzema n’est toujours pas un titulaire indiscutable du Real Madrid, la défense est composée de joueurs pleins d’avenir (Sakho,Rami, Koscielny peut-être) et d’ancien joueur promis à un grand avenir (Mexès). Quant à la Selecao, les deux stars de l’équipe n’ont pas véritablement atteint le sommet interntional: le capitaine Robinho n’a jamais véritablement percé en Europe de manière régulière, et Pato, certes brillant, est encore en-dessous Ibrahimovitch au Milan AC. Evidemment, on attend énormément du énième nouveau Pelé, Neymar, absent ce soir pour cause de championnat sud-américain des moins de 20 ans.

UN BRESIL SUR LA DEFENSIVE?

Autre élément intéressant à constater, les Brésiliens dont on entend le plus parler ces derniers temps sont des…défenseurs. En attaque, le trio de tête mondial est composé de Messi, Cristiano Ronaldo et Ibrahimovitch. Pas de Brésilien donc (certes, Brandao arrive 4e…). Par contre, de Maicon à Dani Alves, en passant par David Luiz (nouveau cadeau de Abramovitch offert à Chelsea) et Thiago Silva (impressionnant avec Milan), les défenseurs brésiliens dominent les défenses du monde. Et dire que Paris et Bordeaux avait ouvert la voie avec Ricardo et Marcio Santos…

Marcio Santos n'aurait pas été Marcio Santos sans l'aide à ses côtés de Jean-Luc Dogon

Est-ce à dire que ce France-Brésil s’annonce comme un match ennuyeux et fermé? Pas sûr. Les quatre dernières victoires de l’Equipe de France ont montré que, bien que recherchant en priorité la victoire pour retrouver cette confiance perdue en Af Sud, Laurent Blanc prônait toujours une philosophie de jeu plutôt offensive. Certes, le « Président » n’a pas oublié que toute équipe ne peut espérer atteindre les sommets sans une base solide défensive; il a ainsi installé et affirmé toute sa confiance au triangle « Mexès-Rami-Diarra », tout en motivant Sakho et dernièrement Koscielny par des déclarations assez dithyrambiques. Mais Lolo aime le jeu. Et comme en face, le sélectionneur brésilien Mano Menezes est un adepte du « joga bonito », on pourrait peut-être prendre un certain plaisir ce soir devant notre télé. Loin des France-Brésil 86 et 2006, mais loin aussi des matchs de L1 du dimanche soir…

Salut à tous!

Candido Filho Valdo

Demain, c’est le Brésil. Oubliés les matchs calamiteux, désastreux, ennuyeux du dimanche soir. Demain, c’est le Brésil. Et c’est une Selecao rajeunie et offensive qui est attendue au Stade de France. La stratégie de Dunga pendant la dernière Coupe du monde -un bloc-équipe très compact et explosif sur les phases de contre – a été jugé sévèrement dans le pays et le nouveau sélectionneur Mano Menezes a précisément été engagé pour redonner à l’équipe nationale la folie qui l’avait un peu délestée ces dernières années.

Avant de revenir sur le match en tant que tel dans un prochain post, la perspective de cette prochaine confrontation m’amène à me retourner vers les anciennes gloires du football brésilien. Et à me (vous) poser cette terrible question: quel joueur brésilien d’un club français vous a fait le plus rêver ces vingt dernières années?

Pour vous aider, quelques vidéos: