Archives de janvier, 2011

Salut à tous,

Il y a des après-midi comme ça où l’on est porté par des élans d’optimisme. Requinqués par la merveilleuse victoire française d’hier soir (quel match!), nos joueurs auront probablement envie de se dépasser ce soir, de tout donner, d’aller au-delà de leurs limites. Pour leur équipe, pour le jeu, pour la victoire…

Meilleur joueur du Mondial

NEW TEAM: Yves, Stéphane, Coach, Benjamin, Giovanni

MUPPET: André, John, Yonathan, Kevin, Steeve.
Ca donne envie, non?

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Bonjour à toi, ami(e) lecteur!

Certains signes ne trompent pas. Si, en rentrant chez toi, ta femme/mère/soeur te presse d’aller prendre une douche illico presto; si le lendemain, au réveil, tu meurs de faim; et si, enfin, tu te  couches le jeudi soir avant 21 heures, tel un vulgaire bambin de maternelle: eh bien, saches au moins que, en dépit de tes soucis, tu as réussi ton foot.

LE SCORE DU SOIR

Ce mercredi, c’est l’équipe d’André/Marc Landers qui l’a emporté avec deux buts d’avance à l’issue d’un match intéressant et disputé. La victoire des troupes de la Muppet ne s’est dessinée que dans les dernières minutes. Très peu de temps morts et quelques phases techniques « à montrer dans les écoles de football » (on a presque failli imiter nos ancêtres nantais Pedros, Loko et consorts (oh cette équipe de 95: Ouédec, N’doram, Karembeu, Ferri, Marraud, Le Dizet…)

LA STAR DU SOIR

Yoni, le maître des lieux, toujours aussi enthousiaste devant l’équilibre parfait des deux équipes. Un type vraiment sympa et accueillant. Bon, un jour je lui dirai qu’il nous arrive parfois de reprendre à 0-0 au bout d’une heure de jeu quand André sort de ses gonds…

Roman Abramovitch

L’ABSENT DU SOIR

Johnny et ses costumes 3 pièces. Officiellement, il avait un empêchement. Officieusement, il a gagné le droit d’aller voir le spectacle des mecs de la pub « Tictac » (les « Voca People). Vous savez comment? Parce qu’il a prononcé ce discours, désormais entré dans l’histoire (…de Youtube tout du moins).

(c’est culte à partir de 0’50)

LES NOTES

NEW TEAM

Benjamin Krief (7): après trois semaines d’absence non justifiées, le capitaine faisait son retour mercredi. Actif sur le front de l’attaque, Docteur K. s’est montré disponible. Plusieurs buts importants également à son actif et quelques parades décisives dans les cages. Bon, ok, mais est-ce que tout cela l’autorise à préférer d’autres herbes que les nôtres (le dimanche matin par exemple) et à « tenter » de menacer le Coach? Ya amateur! Si tu souhaites éviter que des photos de ton enfance sortent à nouveau sur le net, évite de faire ton Rubens (d’ailleurs, Rubens, où es-tu?)

Stéphane (7): deux mois nous séparaient de la dernière prestation de « Steph » (« Steph, combien de buts cette saison? »). Même si on a craint parfois qu’il nous fasse une petite attaque, il a su honorer sa sélection. Dynamique, hargneux, combatif, il a gagné son billet pour le match retour.

Yves (6): les amateurs de ce site le savent maintenant: Yves est désormais décidé à retrouver la forme de ses 14 ans lorsque, collégien isolé et torturé de Yabné, il essayait de se faire remarquer sur le terrain de basket, lui qui n’était jamais sélectionné dans les faleux « 5-5 » de la cour centrale. Alors oui, Yvo, ta revanche arrive enfin. Malgré quelques dribbles encore superflus, le jeu de notre partenaire indéfectible se fluidifie semaine après semaine. Mais fais gaffe quand même: nous, on n’a pas une gueule de Sunderlandais; on te paiera jamais 7 millions si tu reprends tes crochets…

Le Coach (7): « Quand je suis arrivé à Barcelone, il y avait beaucoup de joueurs de qualité. Mais tout le monde se trompait en pensant que, pour jouer derrière, il fallait être très grand et très fort physiquement. Ce n’est pas vrai. Si tu as le ballon, il faut simplement savoir l’utiliser correctement. Quand tu es faible physiquement, il faut que tu développes d’autres arguments. Principalement, le coup d’œil et la prise de balle. » Johan Cruyff, mon père.

Nicolas (6): recruté par Benjamin sur les bancs de l’Ecole du barreau, il a mis un peu de temps à s’intégrer à l’équipe et à sa manière de fonctionner: passes courtes, rigueur de placement. S’étant fixé probablement au départ de  dépasser le record – détenu par Yves – du plus grand nombre de dribbles en 120 minutes, Nicolas s’est inévitablement heurté au mur défensif adverse et au scepticisme de ses partenaires, à commencer par celui de votre serviteur. Après une petite discussion, Nicolas a pris place pendant une heure en défense, démontrant certaines qualités. Mais ne soyons pas trop sévères: pour un rugbyman, c’est une première prestation assez intéressante.

 

EQUIPE 2. MUPPET

André (7): on l’a d’abord senti un peu en-dedans, surtout sur le plan mental. Moins bavard avec ses coéquipiers, moins contestaire-gauchiste avec ses adversaires, Dédé essayait peut-être de trouver la clé de la réussite. Et il a fini par la trouver: deux superbes frappes, une belle présence athlétique. Et une victoire au bout, enfin.

Mika (7): match sérieux. Un peu moins en verve que les semaines précédentes néanmoins. Mais toujours disponible et généreux dans l’effort.

Manu (5): un peu moins performant ce mercredi. Hypothèse la plus probable: il souhaitait éviter de se blesser avant son départ pour Avoriaz.

Kevin (6): match sérieux. Une pointe de vitesse intéressante.

Steeve (7): seul en pointe, Steevo s’est beaucoup démené et a réussi quelques jolies gestes, amenant notamment plusieurs buts importants. Son jeu a néanmoins parfois manqué de facilité et il a un peu trop privilégié la solution individuelle en seconde mi-temps.

 

 

 

Good morning! (mes élèves américains déteignent sur moi…)

Nous sommes mercredi; vous l’avez compris: c’est Urban ce soir! Désormais, les compos seront disponibles, en exclusivité, sur le blog.

A l’affiche ce soir:

NEW TEAM:

Benjamin Krief alias « Thomas Price »

Un gardien de légende. Un peu le Bernard Lama du football japonais

-Yves dit « Ted Carter »

Beau

-Stéphane dit « Johnny Masson »

Cherche à retrouver sa place

-Alexandre Fitoussi dit « Jason Derrick »

Alexandre est au second plan

-Le Coach alias « Roberto »

Ancien grand buteur du Bresil, Roberto est obligé d'arrêter sa carrière à la suite d'une blessure. Il devient le "coach" d'Olivier. Un peu l'histoire de ma vie...

MUPPET

-André alias « Marc Landers »

La grande gueule

-Mika dit « Danny Mellow »

Petit et très rapide

-Kevin

-Manu alias « Bruce Harper »

Défenseur robuste et de bonne humeur

-Steeve Bellaïche alias « Julian Ross » (je sais, il ne jouait pas pour la MUPPET)

Un accent d'anthologie

A ce soir!

Salut à tous!

Dimanche soir dernier, Canal + nous proposait un nouveau projet comme on les aime: résumer les 20 ans de son émission culte, du programme qui berce les amoureux de sport (et surtout de football) depuis 20 ans: l’Equipe du dimanche. Si ce genre d’événements provoque toujours chez moi une certaine excitation, j’ai aussi appris à juger sur pièce. Prenons l’exemple de l’incroyable Multiplex des finales de la Coupe du Monde de football, diffusé il y a quelques mois. Sur le papier, idée géniale, brillante. Sur le « terrrain », le résultat était un peu décevant. Focalisation extrême sur les deux finales jouées par la France (1998 et 2006), alors que j’attendais de voir davantage de gros plans sur les finales moins connues par les plus jeunes(1966 et 1974 par exemple). Bien mais sans plus donc, même si les prestations de Jean-Charles/Karl-Heinz Sabatier et Darren Tulett en tenues d’époque valaient leur pesant d’or.

Alors ce docu sur l’EDD?

Rien à dire, une petite bombe. Nonobstant la médiocrité de Zidane-présentateur, ce docu est un petit bijou. Revoir le « 1er Pierre Sled » et surtout Thierry Gilardi, retrouver l’ambiance de nos dimanches enfantins où l’on éteignait discrètement la lumière dans le salon pour éviter que nos parents nous empêchent de visionner les buts espagnols (vers 23h40). Vibrer aux sons des « Batigoooool », « ohhh Il Fenomeno! », chanter avec Old Trafford « Ouah Cantona, ouah Cantona », se réveiller à cause des cris de Denis Balbir, en transe après les buts de Francesco Totti (insister sur la première syllabe, « Ttttoti »).

J’exagère? Peut-être mais vous oubliez un élément: à l’époque, Canal + représentait un peu un luxe. Suivre les matchs de foot en « clair » n’était pas donné à tout le monde (j’ai personnellement vu PSG-Real Madrid en crypté avec la radio derrière…). Alors quand on avait la chance d’entendre le petit générique formant le logo de Canal +, croyez-moi – et j’en appelle aux témoignages des plus anciens – on était tout simplement heureux.

Que nous apprend ce docu?

Une chose très importante: l’EDD n’a pas simplement fait découvrir le foot européen à « la France du foot », à nous les amoureux de ballon. Elle a également profondément influencé les futurs joueurs professionnels dans leur carrière, en dépit du choc qu’a pu provoquer la vision des cravates de Pierre Sled. On pourrait dire que l’EDD a contribué- dans une certaine mesure évidemment et sur le plan des mentalités uniquement – à l’accélération du mouvement de mondialisation du football des années 90 et 2000. Aidés sur le plan législatif par l’arrêt Bosman (décembre 1995), les meilleurs joueurs français d’abord, la « classe moyenne » ensuite, ont franchi les frontières en espérant conquérir le Calcio, la Liga, la Premier League ou la Bundesliga (et bien évidemment empocher beaucoup, beaucoup d’argent). Mais ces départs auraient été probablement moins nombreux sans l’aide presque psychologique de l’EDD. Regarder avec envie les performances des Cantona, Ginola, Papin, Lizarazu, Zidane, être assuré que la famille et les amis restés au pays continueront à vous suivre dans votre ascension – ou votre stagnation sur le banc…- tout cela a contribué à convaincre les joueurs français qu’ils pouvaient tenter l’aventure. En ce sens, l’Equipe du dimanche participe de l’histoire du football français de ces vingt dernières années. Thomas Thouroude sera-t-il à la hauteur de cette légende? Même si son ton est beaucoup plus léger que celui de ses prédécesseurs, j’y crois!

PS: j’apprends, ce matin, qu’un ouvrage a été publié il y a deux ans sur Thierry Gilardi, « Salut Thierry » par Alain Azhar. Je vous mets le lien vers le site Amazon.

Un maillot, ça sert à jouer, certes. Mais ça génère aussi (surtout) énormément d’argent. L’équipementier américain Nike n’a ainsi pas  hésiter à promettre 42,6 millions d’euros (par an!) pour s’offrir nos Bleus. C’est vrai que c’était avant l’histoire du bus…

Et, coeur de sa stratégie marketing, la pub télé/web a toujours été la grande force de Nike. Mes amis Benjamin et Rubens se souviennent autant que moi du merveilleux effet qu’a eue, lors de notre mémorable voyage espagnol, la pub Nike sur le Brésil de 1998.

Aujourd’hui, leur nouvelle pub, dénuée évidemment du charme brésilien, présente de nombreuses qualités: excellente musique (Karl Jenkins - Palladio), le slow remarquable parmi tous de Oxmo Puccino, jeu des « acteurs » réussi (j’adore la pose de Sakho après son tacle sur « Tiens bien ta broche Laridon! » (cf fin de l’article pour le texte complet)

2 remarques:

1) les paroles ne sont pas d’Oxmo Puccino(« agile comme Scaramouche) mais sont extraites d’une tirade de Cyrano de Bergerac d’Edmond de Rostand. Avec ce clip publicitaire auquel s’ajoutent les affiches que l’on retrouve dans tout le pays depuis quelques jours, l’objectif de Nike est limpide: ancrer ce nouveau maillot, qui rompt l’union historique de la FFF avec Adidas, dans la tradition française. Mais une tradition encore plus ancienne, mémorable: Cyrano, le tryptique « Liberté, égalité, Fraternité », Marianne.

Affiche Nike 2011

Oxmo 2011

2) Nike a choisi les joueurs qui constitueront (elle l’espère) les symboles de ce nouveau partenariat avec l’Equipe de France. Adidas avait hier Barthez, Blanc et surtout Zidane; aujourd’hui, Nike met en valeur les jeunes Sakho, Diaby et Hoarau (ainsi que Malouda, mais plus âgé). Pour l’instant, évidemment pas de Ribéry ni de Benzema. Pour ce dernier, cela changera peut-être un jour, en cas de transfert à Manchester United (Umbro appartenant à Nike depuis 2007). C’est ce qu’expliquait en tout cas Lionel Maltese, spécialiste en événement sportif, à « 20 minutes » l’an dernier. Objectif: parier sur des joueurs d’avenir en espérant qu’ils deviennent des stars mondiales dans les années à venir.

Le texte:

Cyrano, fermant une seconde les yeux.

Attendez!… Je choisis mes rimes… Là, j’y suis.

Il fait ce qu’il dit, à mesure.

Je jette avec grâce mon feutre,

Je fais lentement l’abandon

Du grand manteau qui me calfeutre,

Et je tire mon espadon;

(Le texte de la  pub Nike commence ici)

Élégant comme Céladon,

Agile comme Scaramouche,

Je vous préviens, cher Mirmidon,

Qu’à la fin de l’envoi, je touche!

Premier engagement de fer.

Vous auriez bien dû rester neutre;

Où vais-je vous larder, dindon ?…

Dans le flanc, sous votre maheutre ?…

Au coeur, sous votre bleu cordon ?…

Les coquilles tintent, ding-don!

Ma pointe voltige: une mouche!

Décidément… c’est au bedon,

Qu’à la fin de l’envoi, je touche.

Il me manque une rime en eutre…

Vous rompez, plus blanc qu’amidon ?

C’est pour me fournir le mot pleutre !

Tac ! je pare la pointe dont

Vous espériez me faire don: –

J’ouvre la ligne, – je la bouche…

Tiens bien ta broche, Laridon !

A la fin de l’envoi, je touche.

Il annonce solennellement:

Envoi

Prince, demande à Dieu pardon!

Je quarte du pied, j’escarmouche,

Je coupe, je feinte…

Se fendant.

Hé! Là donc !

Le vicomte chancelle, Cyrano salue.

A la fin de l’envoi, je touche.

(…)La foule, en un long cri.

Ah!…

Salut à tous!

Après la belle réussite d’audience du court post d’hier (tapez « edf maillot nike »: le blog se classe à la première page des résultats Google!), je vous propose ce matin de plonger dans les coulisses de la conception de ce nouveau maillot, qui se révèle beaucoup plus intéressant qu’il n’y paraît.

Le nouveau maillot Nike de l'EDF

Ainsi, comme l’explique le responsable Nike, la couleur rouge y est peu présente.

Le site du Parisien nous apprend que Laurent Blanc n’aurait d’ailleurs pas eu de coup de coeur pour ce nouveau maillot. Extraits: « Je trouve que le maillot tout bleu, il est beau mais ça fait un peu italien. On sait que les Français attachent une grande valeur au bleu-blanc-rouge. J’avais émis cette remarque mais il y a une astuce au niveau de la manche, que l’on peut relever et qui est rouge à l’intérieur« . Une nouvelle fois, le « Président » insiste, devant la presse, sur l’importance des symboles; c’était déjà le point central de sa première conférence de presse en tant que sélectionneur.

Maillot Italie Coupe du Monde 2010

A titre personnel, la nouvelle tunique des Bleus m’évoque plutôt deux autres références:

1) L’équipe de France de 1958 (le col bleu de Justo Fontaine)

Le maillot de Justo

2) Un mix des derniers maillots de l’équipe de France de Rugby

Ce qui est sûr, c’est que les mecs de chez Nike ont cédé à la vague « The Kooples » avec leur ligne ceintrée et leur bande fine verticale noire…

Cherchez l'intrus

On espérait un peu d’originalité de la part de Nike: d’une certaine manière, on n’a pas été déçu…En guise de maillot, nos Bleus porteront désormais un polo bleu. Pas mal pour ceux qui voudront marcher sur la pelouse…

Un beau cadeau pour l'anniversaire de mon père