Archives de octobre, 2010

Salut à toi cher lecteur!

Aujourd’hui, nouvelle rubrique sur le blog: « le coach » note les parties de « five »! Le rendez-vous était fixé à Creteil à partir de 21h30, vice trouvé par « le coach » pour prévenir les retards et passer quelques consignes…

La rencontre s’annonçait particulièrement intéressante hier et on a clairement assisté à la meilleure partie de ces derniers mois. Beaucoup d’intensité, des actions de jeu bien menées, une rigueur tactique en progrès. Les restes de Yabné ne sont peut-être pas définitivement enterrés.

La « Paleta »

Sur le plan tactique justement, les deux équipes ont choisi un dispositif un peu différent qui s’appuyait sur les forces respectives  de chacun: d’une part, dans l’équipe du coach, une bonne qualité de passes et des automatismes; dans l’équipe de « Dédé », de la vitesse et une condition physique un poil supérieure. Cette seconde équipe comptait notamment sur la paire « De Boer », soit Alexandre et Jérémy Fitoussi, et sur l’explosivité de Mika, « Messi » pour les intimes.

La grande interrogation  reposait sur l’attraction du soir, Giovanni, ancien de CFA recruté par Benjamin. Privée des qualités de buteur de  Jérémy Guez, parti pour devenir le futur « Jean-Edouard » de la télé-réalité (qui sera sa « Loana »….?), l’équipe comptait bien profiter de son expérience d’attaquant à Nancy. Mais comment allait-il s’intégrer à l’équipe de stars déchus de la 4e 4? Où en était-il physiquement après avoir succombé aux charmes de la vie parisienne?

 

La paleta

Clairement, la formation menée par Rubens a maîtrisé les débats, même si elle a parfois eu tendance à se mettre en difficulté en cherchant à sauter les étapes de construction du jeu ou en s’enflammant. L’équipe en face n’a néanmoins pas démérité et a grandement été pénalisée par la blessure d’André, capable en règle générale de rendre sa défense plus compacte.

Les notes  (en toute objectivité….)

Rubens (7 + 1): Jaap Stam continue à progresseret retrouve, semaine après semaine, son niveau yabnéen (période 4e-3e). Ne refusant plus le contact, solide et bien placé sur la gauche de la défense, Rubensinho participe de plus en plus au jeu, se montrant disponible et en mouvement. Mérite un point supplémentaire pour avoir parlé « tactique » avec le coach à l’aller dans la voiture. Mais une question demeure: pourquoi continuer à porter ce jogging blanc dégueulasse? Un appel aux dons a été voté hier à la majorité générale.

Kevin (6): Bruno N’gotté faisait son retour hier. Beau gosse mal rasé, toujours aussi frais physiquement, il a alterné position basse et haute sur l’ensemble du flanc droit. Un peu moins heureux cette semaine sur ses transmissions que de coutume. Il a beaucoup tenté de marquer de loin, sans succès. Pas de doute, c’est Krief qui a remporté la compét sur ce coup. En négociation avec les dirigeants pour discuter d’une prolongation pour lundi prochain…

Steve (8-1): Le 27 octobre 2009, il se blessait (enfin je me blessais…)  sur une passe malencontreuse de…(j’espère que tu as demandé pardon à Kippour, Rub.). Un an après, jour pour jour, on le retrouve marié, à Saint-Mandé, et suivi par un kiné (merci Benjamin, mon « Philippe Boixel »). Et clairement, « Lucho » a fait honneur hier soir (c’est le moment où Krief et John doivent se vénère...). Profitant d’une condition physique qui l’avait quitté un mercredi, probablement le 27 avril 1999  pendant un cours de Mr Georguiev – , « Lucho » a joué un peu plus haut que d’habitude et a même marqué quelques buts. Mais c’est surtout son agressivité sur le porteur du ballon (« si cerveau le veut, ça ça éxécute » lui a toujours répété Krief), il a beaucoup oeuvré dans la construction du jeu en jouant simplement et le plus souvent vers l’avant. Une belle réussite dans ses passes en profondeur pour Benj et Giovanni. Il mérite toutefois de perdre un point pour avoir mangé une clémentine (?????????) pendant la partie.

Krief (7 + 2): En l’absence de Guez, cet étudiant en droit islamique vêtu de son panta-court, alternait avec Giovanni sur le front de l’attaque. Pas en grande forme en tant que gardien, il a été bien meilleur lorsqu’il s’est retrouvé devant. Ses frappes ont souvent trouvé le cadre et il a su marqué les buts décisifs dont son équipe avait besoin. Compte-tenu de ses qualités physiques et de son expérience du terrain, il dispose encore d’une grande marge de progression dans le dépouillement de son jeu: l’équipe aurait tout à gagner à ce qu’il porte un peu moins le ballon au milieu du terrain en recherchant un appui derrière afin de profiter des espaces crées par le déséquilibre de la défense adverse (ce que je résumerai par la formule « tchik tchak » soit « j’ai vu, je donne »). Mérite malgré tout deux points de bonus…. Pourquoi? Réponse à la fin de l’article.

Giovanni (6): Une bonne entrée en matière pour cet ancien proche de Toni Cascarino. Après un début de match un peu difficile, il a su trouver sa place dans l’équipe et a été une menace constante pour la défense adverse. Encore un peu trop « perso » sur certaines occasions, mais clairement un joueur de plus sur qui compter pour les prochaines parties.

André (5-1): Du courage, il lui en aura fallu pour tenir pendant deux heures avec une blessure douloureuse. Forcément un peu moins à l’aise que d’habitude, André a essayé de pénaliser un minimum son équipe en jouant simplement, et souvent dans les cages. Mais « Pape », je suis désolé, tu perds un point pour non respect du clause du contrat (Article 2, alinéa 1: « soyez à l’heure au rendez-vous fixé »). « Mikaaa, t’es ou? ».

John (7): Solide et efficace. L’homme à la chemise violette a cherché à alerter ses coéquipiers en évitant les dribbles inutiles dont il était le spécialiste. Un des hommes de base de l’équipe d’André. Mais est-ce une raison pour nous emmerder 4 fois par jour pour nous vendre des places de Justin Bieber?

Alexandre (7 +1): Sobre, disponible, mon nouvel ami sur Facebook a cherché à jouer vers l’avant et à apporter le surplus pour déséquilibrer l’équipe adverse. Sa vivacité est un atout majeur, même quand il joue avec un pull en laine pendant 1h30. Mérite un point de bonus pour avoir fait la parlote avec le coach sur le chemin du retour….

Mika (8-2 matchs): Excellent hier soir. Un vrai poison pour la défense adverse. Son explosivité et sa capacité d’élimination ont été deux armes essentielles dans les attaques de l’équipe B. Mais avec son 2e carton en deux matchs (retards répétés), il sera suspendu par la commission de discipline. Un appel reste possible. « Ben Mikaaa, t’es ou? qu’est-ce tu fouuus??? »

Jérémy (7+1): Il a réédité sa partie de la semaine dernière. Moins dribbleur, il a beaucoup pesé sur la défense adverse par ses déplacements répétés. Maîtrisant l’ensemble de la palette du bon joueur (dribbles, passes, placement), il est un titulaire indiscutable.

CONCLUSION: j’attends vos réactions…

Ce jeune homme veut qu'on l'appelle désormais "docteur"...

Salut à toi cher lecteur!

Au programme ce matin, une petite vidéo trouvée sur le blog corner.

Tous ceux qui ont, au moins un jour de leur vie, gâché leur dimanche devant un Strasbourg-PSG, renoncé aux plaisirs des nuits parisiennes pour subir un OM-Nice, préféré se disputer avec leurs copines plutôt que de renoncer à un Lyon-Rennes, eh bien à tous ceux-là je veux dire que vous méritez une petite dose de consolation…

 

Et en bonus, la vraie pub « José 10 + Adidas »

Pour bien commencer la journée, une vidéo sympathique (trouvée sur le blog Corner hébérgé par Lemonde.fr)

« 15/20. Elève sérieux et appliqué ». Il y a fort à parier que le livret scolaire du petit Laurent Robert Blanc contenait souvent cette formule dont usent nos amis profs pour gagner du temps avant les conseils de classe. Au vu de ses premiers mois comme sélectionneur et à la veille de l’important France-Roumanie, il semble bien que l’Arlésien n’ait pas beaucoup changé. Le « Président » a les idées claires et un beau projet en tête: refaire gagner l’Equipe de France, refaire aimer l’Equipe de France. La recette: travail, travail, travail.

 

La classe à l’italienne

S’imposer comme le patron

Il se dit du côté de Clairefontaine que Lolo Blanc a l’oreille de ses joueurs, un peu impressionnés par la carrière et l’aura de l’ancien capitaine de Marseille. Bien aidé par les Sudistes Jean-Louis Gasset et Alain Boghossian, plus bavards que Mankowski ou Martini et surtout Domenech (qui ne parlait plus à ses joueurs), Blanc a déjà réussi à apporter un peu de joie dans la maison bleue. Mais Blanc n’est pas là pour amuser la galerie.  Opération de charme certes, mais reprise en main surtout. Une main de fer dans un gant de velours. François Fillon à la sauce football.

Après la débâcle sud-africaine, « année 0  » du football français, plus personne n’est choquée outre-mesure par l’exigence du respect de certains principes et par les mises au point. A la limite, on en redemanderait. Retour à l’ordre dans la société, retour à l’ordre sur le terrain, c’est la hype du moment. Diarra et Benzema arrivent avec 4 heures de retard? Fallait pas tester l’autorité du boss: « on va s’en occuper » assure Blanc. En clair, ça va morfler… L’attaquant du Real semble d’ailleurs être dans la ligne de mire du sélectionneur qui croit beaucoup en lui mais lui reproche son manque d’efforts et sa nonchalance. Comme un certain Mourinho. Lolo et José se connaissent bien d’ailleurs (Mourinho était l’adjoint de Bobby Robson au Barça lorsque Blanc y jouait), discutent régulièrement du cas Karim et partagent les mêmes vues. T’es cerné Benz’!. Ajoutée à cela la surcharge pondérale récente de l’ancien Lyonnais, et vous comprendrez pourquoi Benzema joue la saison la plus importante de sa jeune carrière.

 

 

Sans commentaire...

 

L’amour du beau tacle

L’heure est donc à la reconstruction et les chantiers ne manquent pas. En défense pour commencer: Blanc a beaucoup appris de la culture footballistique italienne lors de son passage à Naples (1991-1992) puis à l’Inter (1999-2001). Il sait qu’aucune équipe ne peut espérer être compétitive sans une défense performante. Pour l’ancien pilier – avec « the Rock » Desailly –  de l’axe centrale d’Aimé Jacquet, la leçon n’a pas été oubliée. Il sait également que toute charnière centrale, aussi compétente théoriquement soit-elle, aura besoin de temps pour s’adapter, pour apprendre à se connaître. Aujourd’hui, Mexès et Rami ont les faveurs du sélectionneur, peut-être en sera-t-il autrement plus tard. Mais en football comme en amour, une relation a besoin de temps pour se renforcer (c’était mon passage « Poetic Lover »).

Vidéo sur son arrivée en Italie (avec une formidable surprise au début de la séquence…)

En équipe de France (1994)

 

 

Et dire que Courbis pensait qu'il était cramée...

 

Mais la longue carrière (20 ans comme pro quand même, de 1983 à 2003- et retraite à près de 38 ans) ne se résume pas à l’Italie du catenaccio. Blanc a porté le maillot de clubs réputés pour leur amour du beau jeu et de l’offensive (Barcelone, Manchester United). Lui, l’ancien milieu offensif repositionné libéro à Montpellier, a toujours affiché une classe folle sur le terrain. Esthète aux tacles glissés, artiste du contrôle et de la relance depuis sa défense. L’anti-Zoumana Camara. Devenu entraîneur puis entraîneur, il cherche toujours à gagner ET à convaincre. A régaler mais sans excès. Sérieusement.

Vidéo à Montpellier

 

Jeu veux gagner

Cela le mènera-t-il à titulariser face à la Roumanie deux meneurs de jeu, Nasri et Gourcuff (dans un système en 4-4-3 ou en 4-2-3-1 avec Nasri derrière Benzema)? Possible. Ce qui est certain, c’est qu’il a été demandé aux joueurs d’être plus patients dans leur construction et dans leur remontée du ballon. D’écarter le jeu et de jouer à terre. Le journal « L’Equipe » rapportait d’ailleurs hier une anecdote intéressante: lors des entraînements, Blanc répète souvent « ballon en air, ballon perdu » (je cite cela de mémoire). Comme l’a dit un jour l’Anglais Glen Hoddle, « La balle est comme un diamant; tu ne t’en débarrasses pas, tu l’offres ».